L’AEMF au Premier Forum Mondial des Femmes Francophones

Posté le Monday 25 March 2013

L’AEMF était présente le 20 mars dernier au Premier Forum Mondial des Femmes Francophones, qui se tenait au Quai Branly à Paris. Placé sous le haut patronage de Yamina Benguigui, Ministre déléguée auprès du Ministère des Affaires Étrangères chargée de la Francophonie et du Ministère des Affaires Étrangères, ce Forum avait pour objectif de dresser un état des lieux de la situation des femmes francophones dans le monde et de défendre leurs droits.

Parallèlement à ce Forum, une délégation de femmes francophones militantes et engagées sur les questions d’égalité femmes/hommes ont participé à une Mission professionnelle organisée par l’OFQJ (l’Office Franco-Québécois pour la Jeunesse) et LOJIQ (Les Offices Jeunesses Internationaux du Québec).

L’AEMF était représentée au sein de cette délégation par sa présidente.  A l’issue de cette Mission et du Forum, un Livre Blanc faisant état de la condition des femmes francophones dans le monde et de pistes d’améliorations, a été remis, par la délégation, au Chef de l’État, François Hollande, à l’Élysée.

aemf @ 14:57
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Création d’un Comité Interministériel aux Droits des Femmes

Posté le Monday 24 September 2012

 

Jeudi dernier se tenait,  au Ministère des Droits des Femmes à Paris, une réunion de concertation pour la création d’un Comité interministériel aux droits des femmes. L’A.E.M.F. y était représentée par sa présidente, Florence Lhote.

Au programme : présentation du dispositif et implication des associations œuvrant pour les droits des femmes pour une parité effective et exemplaire au sein de l’État et de ses services, avec le cabinet de la Ministre des Droits des Femmes, Najat Vallaud-Belkacem.

Un espace dédié, http://www.femmes.gouv.fr, sera ouvert dans les jours qui viennent afin d’accueillir les contributions des associations au débat. Un bon début pour l’égalité femmes/hommes même s’il faut maintenant que tout cela soit suivi d’effets.

aemf @ 14:38
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DEUXIÈME SEXE – Une ville réservée aux femmes en Arabie saoudite – Lemonde.fr

Posté le Wednesday 15 August 2012

DEUXIÈME SEXE – Une ville réservée aux femmes en Arabie saoudite - Lemonde.fr 000_Nic614370-530x377

Elles ne sont toujours pas autorisées à voter ou à conduire, mais les Saoudiennes auront bientôt une ville à elles. Les autorités de la très conservatrice monarchie du Golfe ont validé le projet de construction d’une cité industrielle entièrement réservée au deuxième sexe à Hofuf, dans l’est du pays. Le complexe, qui doit ouvrir l’an prochain, permettra aux travailleuses de créer leur entreprise et d’employer leurs compatriotes sans attenter à la sacro-sainte ségrégation spatiale imposée aux deux sexes dans le royaume.

Discriminer pour mieux émanciper ? L’équation pourrait s’avérer payante selon le président de l’Autorité saoudienne de la propriété industrielle (Modon) qui chapeaute le projet. Cité par le Guardian, le responsable se dit “certain que les femmes peuvent faire la preuve de leur efficacité dans bien des domaines et choisir les industries qui conviennent le mieux à leurs intérêts, à leur nature et à leurs capacités”.

Près de cinq mille emplois dans le textile, la pharmacie et l’agro-alimentaire doivent être créés sur le site, qui comptera des bureaux ainsi que des lignes de production. Proche des quartiers résidentiels, l’implantation de Hofuf “facilitera également le déplacement des femmes de chez elles à leur lieu de travail”, selon Modon.

Le projet, à l’initiative d’entrepreneuses saoudiennes, vise essentiellement à trouver des débouchés aux jeunes diplômées. “La nouvelle cité industrielle sera dotée d’une centre de formation pour aider les femmes à développer leurs talents et les former au travail en usine”, explique la businesswoman Hussa Al-Aun au quotidien économique Al Eqtisadiah.

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Victimes d’une des sociétés les plus coercitives au monde, les Saoudiennes accèdent difficilement au marché de l’emploi. Elles peuvent travailler comme caissière dans les supermarchés ou au guichet (non mixte) des banques, et depuis peu dans les magasins de lingerie. Un décret royal, entré en vigueur en juillet, leur a également ouvert les portes des boutiques de cosmétiques. Mais les instances religieuses s’efforcent de freiner ces quelques avancées.

Un avis émanant du comité de l’Iftâ’, qui dépend du haut comité des oulémas, rappelait en novembre 2010 aux femmes, et particulièrement aux caissières, qu’il n’était “pas permis de travailler dans des endroits où elles peuvent se trouver avec des hommes” et qu’elles “doivent rechercher des emplois où elles ne peuvent pas être attirées par les hommes ni les attirer”.

Plus récemment, la présence d’athlètes saoudiennes à Londre a suscité l’ire des conservateurs qui ont accusé sur Twitter  le président du comité olympique saoudien d’”offrir des Saoudiennes aux olympiades”. Aux Jeux de Pékin, en 2008, le royaume wahabite avait été l’un des trois derniers pays au monde, avec le Qatar voisin et le sultanat de Bruneï, à dépêcher dans la capitale chinoise une délégation exclusivement masculine.

Décidé à réformer et à moderniser la société, le roi Abdallah a néanmoins promis à ses sujettes l’accès aux urnes en 2015. “Parce que nous refusons la marginalisation du rôle de la femme dans la société saoudienne dans tous les domaines, conformément à la charia, et après des consultations avec de nombreux savants (religieux)”, elles pourront enfin  voter et même prétendre à la députation.

Lemonde.fr

aemf @ 18:57
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Une nouvelle loi sur le harcèlement sexuel en France

Posté le Sunday 29 July 2012

La loi abrogée le 4 mai dernier par le Conseil Constitutionnel a été rétablie ce mercredi par l’Assemblée. Le texte proposé par le Gouvernement en procédure accélérée a été adopté à l’unanimité à gauche comme à droite.

Le texte a été légèrement modifié par rapport à celui du Sénat. Désormais, ‘”est assimilé au harcèlement sexuel le fait, même non répété, d’user de toute forme de pression grave, dans le but réel ou apparent d’obtenir un acte de nature sexuelle”. Cela devrait permettre d’éviter la déqualification des agressions sexuelles en harcèlement sexuel (qui est moins lourdement condamné).

Les peines encourues sont quant à elles aggravées : deux ans de prison et jusqu’à 30 000 euros d’amende pour le harceleur, et jusqu’à trois ans et 45 000 euros en cas de circonstances aggravantes (personnes en situations de vulnérabilité).

Il ne reste plus qu’à la commission mixte paritaire Assemblée-Sénat de se réunir pour adopter définitivement le texte. Cela devrait être fait à la fin de la semaine qui vient.

JL, AEMF.

Une nouvelle loi sur le harcèlement sexuel en France

(image : letelegramme.com)

Voici à présent un article de lexpress.fr, où Maîtres Claude Kantz et Nicolas Guerrero, avocats au barreau de Paris, répondent aux questions de Anthony Lieures.

Le projet de loi crée-t-il un cadre juridique plus protecteur que le texte abrogé en mai dernier?

 

“Le nouveau texte n’est pas “plus” précis. Il est simplement plus clair, alors que l’ancien ne l’était pas du tout”, affirme Nicolas Guerrero, avocat au barreau de Paris. L’ancien texte définissait le harcèlement sexuel comme “le fait de harceler autrui dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle”. “Cette formulation était trop vague et laissait la porte ouverte à une interprétation subjective du juge, en fonction de sa conception personnelle de la sexualité”, estime l’avocat.

Le projet de loi, prévoit, lui, plusieurs formes de harcèlement et des sanctions graduées, pouvant aller jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende, dans le cas de circonstances aggravantes très précises, si la victime est âgée de moins de 15 ans, ou si l’auteur des faits est le supérieur hiérarchique de la victime. “Il est très positif de préciser ce genre de situations. Ce sont des éléments matériels d’incrimination qui manquaient précédemment”, note avec satisfaction Claude Kantz, lui aussi inscrit au barreau de Paris et spécialisé en droit social.

“Ce qui est également très intéressant, ajoute-t-il, c’est que le délit de harcèlement sexuel est constitué même si l’auteur n’a pas l’intention d’obtenir des relations sexuelles”. Ainsi, un comportement blessant pourrait dorénavant constituer un délit, à condition d’être répétitif, que la victime ait exprimé son mal-être et que l’auteur n’en ait pas tenu compte. Comme par exemple, des blagues sexistes ou à connotation sexuelle répétées.

(…)

Quid des victimes de faits de harcèlement antérieurs à la nouvelle loi?

 

Rien ne change pour elles car la nouvelle loi ne portera pas sur les faits postérieurs à son application, laquelle ne devrait pas intervenir avant la fin de l’été. Les faits antérieurs ne constitueront, eux, que des présomptions, des indices, mais ils ne pourront pas être retenus pour condamner le harcèlement sexuel.

Soit les affaires ne reposaient que sur le seul chef d’inculpation du harcèlement sexuel et sont donc purement et simplement abandonnées. Soit les chefs d’inculpation sont multiples (par exemple, des actes de harcèlement sexuel et une tentative de viol) et l’affaire peut donc se poursuivre en conservant le deuxième chef d’inculpation. “C’est un pis-aller. Dans certains cas, on va devoir invoquer le harcèlement moral alors que la victime a déposé plainte pour harcèlement sexuel”, regrette Claude Kantz.

aemf @ 16:02
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Appel à l’initiative des Féministes en mouvements

Posté le Wednesday 4 July 2012

Conférence sociale : l’égalité professionnelle, c’est maintenant !

4 juillet 2012

 

Appel à l’initiative des Féministes en mouvements

La grande conférence sociale des 9 et 10 juillet prochains consacrera une table ronde à l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes. Nous nous en réjouissons et saluons ce choix. Les femmes représentent près de la moitié de la population active. Mais les chiffres parlent d’eux mêmes : l’écart de salaire entre femmes et hommes stagne à 27%. Les femmes sont presque deux fois plus nombreuses au SMIC que les hommes et occupent 80% des emplois à temps partiel. Malgré un niveau de diplôme aujourd’hui plus élevé que celui des hommes, elles restent concentrées dans des emplois sous-valorisés et se heurtent, à tous les niveaux de responsabilité, à un plafond de verre. Ces quelques données le montrent de manière très claire : la question de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes traverse la plupart des enjeux sociaux liés au travail : rémunérations, retraites, recrutement, postes, formation, handicap…

L’égalité professionnelle est un serpent de mer. Depuis plus de 50 ans, les lois se succèdent, mal calibrées ou inappliquées. Nous attendons de ce sommet social qu’il initie la réflexion sur la mise en œuvre d’un cadre réglementaire réellement contraignant – sanctions financières lourdes à l’appui – pour les entreprises qui ne respectent pas l’égalité professionnelle et salariale entre femmes et hommes. Cette égalité relève d’une obligation légale : elle ne peut être l’objet de simples incitations ou d’un panel de bonnes pratiques.

Nous attendons aussi qu’il ne confonde pas égalité professionnelle et qualité de vie au travail. Si l’explosion des situations de mal-être au travail légitime cette question, elle ne doit pas se confondre avec celle de l’égalité femmes-hommes. Une telle confusion autorise trop souvent les entreprises à faire croire qu’elles pratiquent une politique d’égalité quand elles facilitent la vie au travail des parents.

Nous attendons enfin de la conférence sociale qu’elle apporte des réponses concrètes à la précarité grandissante, qui touche en premier lieu les femmes. Notre société ne considère pas encore les emplois majoritairement occupés par les femmes à leur juste valeur : sous-payés, dévalorisés, dans bien des cas à temps partiel subi, nombre de ces emplois ne permettent pas aux femmes qui les occupent de joindre les deux bouts. Notre société voit encore dans le travail des femmes une variable d’ajustement : contrats précaires, chômage minoré… Nous ne pouvons l’accepter.

Nous exigeons que la conférence sociale débouche sur des mesures concrètes :

  • La mise en œuvre de sanctions financières lourdes pour les entreprises qui ne respectent pas l’égalité salariale
  • La stricte limitation du temps partiel imposé à l’embauche, par l’augmentation des cotisations sociales patronales sur les emplois à temps partiel et l’attribution de compensations salariales pour les salarié-e-s à temps partiel
  • La revalorisation des emplois à prédominance féminine, par un système d’évaluation non discriminante des emplois qui garantira une rémunération identique pour les emplois à prédominance féminine et à prédominance masculine de valeur comparable

Les associations féministes, forces de propositions face au fonctionnement inégalitaire de la société, doivent être désormais considérées comme des partenaires, tant par le gouvernement que par les syndicats. C’est pourquoi nous demandons qu’elles soient invitées à la conférence de juillet prochain.

La question de l’égalité professionnelle relève de la volonté politique. L’élection de François Hollande a levé un espoir en matière de justice sociale. Nous attendons maintenant des actes !

Vous voulez signer ? C’est ici.

feministesenmouvement.fr.

Le collectif des Féministes en mouvements est né en 2011 de la volonté de plusieurs associations de s’unir pour organiser des rencontres d’été, puis un grand évènement d’interpellation des candidates et candidats à l’élection présidentielle à la Cigale, le 7 mars dernier. Nous avons également publié un ouvrage collectif, « Mais qu’est-ce qu’elles veulent encore ? Le manifeste des Féministes en mouvements ».

aemf @ 16:47
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