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“La vie domestique”: Film coup de coeur de cette rentrée

Posté le Tuesday 1 October 2013

 

Synopsis:

Juliette n’était pas sûre de vouloir venir habiter dans cette banlieue résidentielle de la région parisienne.  Les femmes ici ont toutes la quarantaine, des enfants à élever, des maisons à entretenir et des maris qui rentrent tard le soir. Elle est maintenant certaine de ne pas vouloir devenir comme elles. Aujourd’hui, Juliette attend une réponse pour un poste important dans une maison d’édition. Un poste qui forcément changerait sa vie de tous les jours.

 Notre critique :

 Avec une belle unité de lieu et de ton, la réalisatrice Isabelle Czajka lève le voile d’intimité qui sépare traditionnellement les existences policées de wonderwomen-femmes de leur vie domestique. La caméra plonge plein champ dans les existences de ces femmes comme nous, tiraillées entre le besoin de plaire, de séduire, de travailler, de s’occuper de leurs enfants. Czajka pointe habilement du doigt les impératifs d’une société et la tyrannie des convenances. Que doit faire Juliette, remarquablement interprétée par Emmanuelle Devos ? Subir ou fuir ? Servi par une mise en scène intéressante, ce film est résolument notre coup de cœur de la rentrée !

“La vie domestique” d’Isabelle Czajka

Avec Emmanuelle Devos, Laurent Poitrenaux, Julie Ferrier, Natacha Régnier, Héléna Noguerra

Sortie en salles le 2 octobre

Trois questions à

Isabelle Czajka, réalisatrice de “La Vie domestique”

1) Vous avez choisi d’adapter le roman « Arlington Park » de Rachel Cusk pour votre troisième film, est-ce que vous sentiez avoir envie de réaliser un film sur et autour des femmes ?

I.C. : Oui parce que je voulais réaliser un film qui parle de la diversité des tâches quotidiennes, parler des femmes, de l’occupation féminine mais aussi de leur travail. Le but n’était pas de faire un film sur des femmes au foyer, ce n’est d’ailleurs pas le cas. Faire un film qui montre comment les femmes bâtissent les maisons. Au départ, j’avais pensé adapter La Promenade au Phare de Virginia Woolf. Mais je voulais traiter de ce qui est contemporain, de la femme dans la société contemporaine. Et puis, par hasard, au fil de mes lectures, je suis tombée sur « Arlington Park » de Rachel Cusk. Il y avait une filiation avec Virginia Woolf et, dans le même temps, cela traitait du contemporain. Ce livre rejoignait mes interrogations sur les occupations féminines et il n’y avait pas de trame narrative trop forte, ce qui me permettait de l’adapter plus facilement.

2) Comment vous est venue l’idée du titre « La vie domestique » et comment, selon vous, les femmes peuvent en venir à assumer spontanément ce rôle ? 

I.C. : Je n’allais pas appeler le film « Arlington Park ». Non seulement cela ne disait rien à personne mais en plus j’ai toujours eu dans l’idée d’adapter le livre à une réalité française, de tourner le film en France. « La vie domestique » est un titre un peu littéraire. Il y a des références à La vie matérielle de Marguerite Duras que j’apprécie beaucoup et aussi à La vie mode d’emploi de Pérec. Le double sens de « domestique » n’était pas non plus pour me déplaire. Sur le fait que certaines femmes puissent assumer parfois spontanément un rôle domestique, je dirais que depuis toutes petites, elles sont conditionnées comme ça. Et beaucoup d’hommes, aussi. Les rôles sont distribués de manière insidieuse depuis très longtemps. On fait comme si les choses avaient évolué mais ce n’est pas tout-à-fait vrai. Il y a derrière nous des siècles de répartition des rôles que l’on adopte parfois sans s’en rendre compte. Ce film m’a aussi fait réfléchir à la façon dont, en élevant mes enfants, j’avais pu intérioriser certains rôles.

3) Est-ce que vous diriez que votre film est « militant » ? 

I.C. : Je récuse l’idée de « militant » et de film sociologique car elle ne rend pas justice à l’œuvre. Je pense que c’est contre-productif en art et je serais peinée si c’est ce que l’on voyait à travers mon film. Il y a quelque chose d’assez marketing au terme de « militant ». La démarche, quand j’écris, est plutôt de m’emparer de choses vécues. On peut dire que « La vie domestique » est politique, oui. Mais ce serait dommage qu’il soit réduit à ce terme de « militant », qui ne lui correspond pas.

Propos recueillis par F.L.

 

aemf @ 14:25
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