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L’AEMF au Premier Forum Mondial des Femmes Francophones

L’AEMF était présente le 20 mars dernier au Premier Forum Mondial des Femmes Francophones, qui se tenait au Quai Branly à Paris. Placé sous le haut patronage de Yamina Benguigui, Ministre déléguée auprès du Ministère des Affaires Étrangères chargée de la Francophonie et du Ministère des Affaires Étrangères, ce Forum avait pour objectif de dresser un état des lieux de la situation des femmes francophones dans le monde et de défendre leurs droits.

Parallèlement à ce Forum, une délégation de femmes francophones militantes et engagées sur les questions d’égalité femmes/hommes ont participé à une Mission professionnelle organisée par l’OFQJ (l’Office Franco-Québécois pour la Jeunesse) et LOJIQ (Les Offices Jeunesses Internationaux du Québec).

L’AEMF était représentée au sein de cette délégation par sa présidente.  A l’issue de cette Mission et du Forum, un Livre Blanc faisant état de la condition des femmes francophones dans le monde et de pistes d’améliorations, a été remis, par la délégation, au Chef de l’État, François Hollande, à l’Élysée.



Dix idées reçues sur le viol – contreleviol.fr

1. Le viol est un phénomène marginal ! Faux, au moins 75 000 femmes sont violées chaque année en France. Autour de nous, parmi nos collègues ou amies, 1 femme sur 10 a subi un viol ou une agression sexuelle ou le subira pendant sa vie. Ce n’est pas un événement isolé mais un phénomène massif.

2. Le viol est le plus souvent commis par un inconnu dans une rue sombre ! Faux, l’auteur du viol est connu de la victime dans 8 cas sur 10. Dans 50% des cas, il s’agit d’un membre de la famille ou de l’entourage proche. Dans 34% des cas, le viol est commis au sein du couple. 63% des victimes de viols sont des mineur-e-s.

3. Ce sont surtout les filles provocantes, aguicheuses qui sont violées ! Faux, ce ne sont pas la tenue ou le comportement d’une femme qui provoquent le viol ; c’est le violeur qui est coupable. Les victimes de viol sont très souvent culpabilisées ou ressentent de la honte. C’est une inversion des responsabilités. Ce n’est pas à la victime d’être transformée en accusée. Par ailleurs, les victimes de viol sont très diverses : âge, apparence, origine sociale, etc. Le viol concerne tous les milieux, toutes les cultures.

4. Le viol est largement puni ! Faux, moins de 2% des violeurs sont condamnés. La législation reconnaît le viol comme un crime depuis seulement 30 ans (loi votée en 1980). Dans les faits, il est peu puni : moins de 10% des victimes portent plainte, du fait de la peur, de la pression de l’entourage, etc. ; la véracité de leurs accusations est souvent mise en doute, et beaucoup de plaintes aboutissent à des non-lieux ; les peines sont rarement lourdes.

5. Le viol est un drame individuel ! Faux, c’est surtout un problème de société. Le viol est l’expression d’une volonté de contrôle et d’emprise sur le corps des femmes. Il suppose que les femmes sont à la disposition des hommes pour satisfaire des besoins sexuels soi-disant supérieurs ou naturels. Il est le signe d’une société profondément sexiste.

6. Le viol est provoqué par la testostérone ! Faux, ce n’est pas un comportement naturel, mais culturel. Le viol repose sur le mythe d’une sexualité masculine « irrépressible » et « incontrôlable ». Une sexualité « conquérante » est fortement légitimée dans notre société pour les hommes, tandis que l’expression du désir féminin est limité et encadré par plusieurs formes de réprobation sociale. Certains croient que le viol serait jugulé par la prostitution. Or les pays qui ont autorisé et réglementé la prostitution (Allemagne, Pays-Bas) n’ont pas vu baisser le nombre de viols.

7. Quand une femme dit non, elle pense oui ou peut-être : elle a envie qu’on la force ! Faux, quand une femme dit non, ce n’est pas oui, c’est non. Une prétendue sexualité féminine passive, soumise aux initiatives des hommes, est également un mythe. L’expression du consentement des deux partenaires est la condition absolue d’une relation sexuelle ; sinon, il s’agit d’un viol. Même si elle est montée boire un verre, même si elle dort dans le même lit, même s’ils ont déjà échangé des caresses… au moment où elle dit non, c’est non.

8. Les hommes aussi sont victimes de viol ! Vrai, cela peut arriver, mais les victimes sont des femmes dans 9 cas sur 10. Les hommes victimes de viol étaient le plus souvent mineurs au moment des faits. Que les victimes soient des hommes ou des femmes, 99% des agresseurs sont des hommes.

9. Les violeurs sont tous des psychopathes ! Faux, il n’existe pas de profil-type de violeur. Les viols ne sont pas spécialement le fait de psychopathes, d’alcooliques, d’anormaux ou d’obsédés sexuels. Au contraire, ils sont souvent commis par des hommes parfaitement intégrés socialement, parfois même au-dessus de tout soupçon.

10. Le viol est le résultat de la misère sexuelle ! Faux, cela n’a rien à voir. Ainsi, les femmes qui n’ont pas de vie sexuelle et en éprouvent de la frustration ne s’autorisent pas pour autant à violer un homme pour satisfaire leurs besoins sexuels. Il s’agit bien d’une tolérance sociale dans un sens et non dans l’autre.

Contreleviol.fr – campagne 2012 sur les idées reçues sur le viol.

Dix idées reçues sur le viol - contreleviol.fr

Images : Campagne de « Pas de justice, pas de paix » – mars 2012



Obligées de porter un bracelet rouge pour signaler leurs règles

Un patron norvégien a ordonné à ses employées de porter un bracelet rouge quand elles avaient leurs règles afin de justifier leurs passages aux toilettes plus fréquents.

«Vous pensiez que votre boss était horrible? Eh bien, il ou elle ne peut pas surpasser [ce] patron norvégien», positive le site Opposing Views. «Certains boss norvégiens sont fous», remarque le site Gawker.

«De façon plutôt justifiée, les femmes se sentent humiliées d’être “marquées” comme ça -tous leurs collègues sont au courant des détails intimes de leur vie privée», s’indigne le syndicat norvégien Parat qui a commandé l’étude ayant révélé l’existence des bracelets rouges.

A l’origine, l’étude était sensée mesurer la productivité des entreprises norvégiennes; mais selon Parat, elle a très vite mis au jour une gestion «tyrannique» des pauses pipi. «L’étude affirme que les entreprises sont en train de devenir obsédées par la productivité perdue à cause des employés passant trop de temps à répondre aux appels de la nature», explique le Daily Mail. «[Les résultats] montrent que 66% des patrons forcent leurs employés à leur demander des cartes électroniques pour pouvoir accéder aux toilettes, afin qu’ils puissent contrôler les pauses

(…) Source : slate.fr

Le plus surprenant dans cette affaire c’est que rien ne mentionne que les employées s’y sont opposées.

Cool moi je dis, au nom de la productivité d’un côté on marque les employées dans ce qu’il y a de plus intime, de l’autre on est prêt à tout accepter parce qu’on est sous pression et qu’on a peur de perdre son job.

Source : http://bebe.doctissimo.fr/blog/



« Ronde » ne signifierait-il pas la même chose dans les magasines que dans la vraie vie ? …

Trouvé sur le blog « De l’autre côté des cailloux » (lien cliquable) 

Un jour j’ai entendu cette affirmation truculente :
- Monica Bellucci, quel Botéro magnifique !
Permettez-moi de tomber sur le cul et de m’insurger.

Monica Bellucci & Botero, mai 2010
Monica Bellucci  (1m77, 89-60-89, 65 kg) versus une muse de Botéro (NC)

 

Prenons les dernières statistiques :

corps et poids, mai 2010
(image trouvée dans je ne sais plus quel magazine – tableau from ZeOuèbe)

On peut constater que la plupart des femmes se trouvent des kilos en trop.

Mais on nous le clame partout ces derniers temps sans équivoque :
- La revanche des rondes !
- Les rondes prennent le pouvoir !
- Ronde et belle ! (titrant par exemple une photo de Madame Bellucci…)

Vous aurez compris que le mot-clé est « ronde ».
Autre terme pour dire quasi-obèse en magazineries mais qui signifie « normale » dans la vraie vie. Voyez plutôt :

 

Jessica Simpson, mai 2010
Lorsque la chanteuse Jessica Simpson a pris du poids, le web s’est déchainé. C’est très facile de comparer deux photos d’une même personne qui a pris 3 ou 4 tailles, en effet. Sauf qu’il serait bon de réaliser que sur la deuxième photo, cette femme est parfaitement normale. Curieusement habillée, certes, mais normale.

Comparons ce qui est comparable. Voici 4 femmes mesurant 1m75 environ :

poids - tailles - mensurations, mai 2010

Comme disant les magazines : Revanche des rondes ! Regardez Tara Lynn, Crystal Renn, de « vraies » pulpeuses  ! Oui, mais non. La moyenne des femmes est de 1m63, pas 1m75. Donc tu dois tout tasser de 12 centimètres.
Alors on te sort le joker ultime : Beth Ditto.

Beth Ditto, mai 2010
Qui a vraiment un petit quelque chose de Botéro, elle.

Beth Ditto & Botéro, mai 2010

Mais je le demande avec sincérité : tout ceci n’est-il pas du foutage de djeule teinté de fauxCuïsme Snobinard ?

(PS : avec ce genre d’article, je ne me fais en général pas des ami(e)s. Mais ça fait du bien, alors tant pis.)

 

Cali Rezo, blog « De l’autre côté des cailloux », mai 2010.



Le viol en questions

Voici un extrait des questions-réponses d’un chat organisé par lemonde.fr entre Clémentine Autain, fondatrice de l’association Mix-Cités et directrice du mensuel « Regards », et des anonymes, ayant pour thème le viol sur les femmes. Elle est également signataire de la pétition « Contre le viol » dont nous parlons plus bas sur le blog.

Le viol en questions 1444564_5_af15_clementine-autain-fondatrice-de-mix-cite

Guest : Les victimes vivent souvent leur viol comme une violence légitime. Comment rendre cette violence totalement illégitime ? Avez-vous des solutions ? Des idées de nouvelles méthodes de prévention, de répression ?

Clémentine Autain : D’abord, il faut briser le silence. Les femmes ont du mal à parler parce que la société n’est pas prête à les entendre. Le viol a cette particularité d’être un crime dans lequel la victime se sent coupable.

Les méthodes de prévention doivent prendre en compte la dimension des rapports sociaux entre les sexes. On considère trop souvent les violeurs comme des malades mentaux. Or le viol est un acte de domination. Il n’y a pas de méthode miracle. Mais les pouvoirs publics doivent mener un travail de sensibilisation d’une tout autre ampleur.

La loi du 9 juillet 2010 est un point d’appui. A l’école, il faut parler de sexualité, du corps, de la mixité hommes-femmes. Mais tout ne passera pas par là. La mobilisation féministe doit continuer, s’amplifier. Bien sûr qu’il faut de la répression. Mais je crois que les lois sont déjà sévères. La question est celle de leur application et de la réflexion sur le traitement des violeurs.

 

Soph : Comment sait-on que tant de viols ne sont pas déclarés ?

Parce que la permanence téléphonique mise en place depuis des années pour répondre aux victimes de viol en témoigne. Et que l’enquête ENVEFF (sur les violences faites aux femmes), parmi d’autres, a démontré le grand écart entre les plaintes et les viols commis. Les femmes n’osent pas franchir le seuil de la police.

La campagne sur le viol évoque un chiffre : 75 000 viols ou tentatives de viols seraient commis en France chaque année. On dit un viol tous les quarts d’heure, grosso modo. L’horreur. Or, les plaintes augmentent mais sont encore très en-deçà. C’est de l’ordre d’une femme sur dix qui porte plainte.

Pourquoi ne le font-elles pas plus ? Pour pleins de raisons. Parce qu’elles ont honte. Parce qu’elles ont peur. Parce qu’il n’est pas facile de raconter dans un froid bureau devant un inconnu les détails crus d’un viol. Parce que la moitié des viols sont commis par une personne connue, ce qui complique considérablement le recours à la justice.

 

Catherine :  La loi votée en juillet facilitant le dépôt de plainte pour les femmes victimes de violences a-t-elle changé quelque chose ?

La loi renforce la formation des personnels de police. Par ailleurs, il est dit que la victime doit être reçue seule dans un bureau, demander à être auditionnée par une femme et un autre policier peut être présent. L’impact de l’application de la loi de juillet 2010 est difficile à mesurer, c’est un peu tôt… mais je crois qu’on avance.

Il faut être extrêmement vigilant-e-s et ne pas relâcher la pression et l’attention, vu l’ampleur du problème.

 

Fabrice BM : Pensez-vous qu’une plus grande sévérité des peines à l’encontre des violeurs pourrait changer la donne ?

Non, je ne le crois pas. Pas plus que pour d’autres crimes et délits. Il a été fondamental que le viol soit défini comme un crime. Les peines sont lourdes. L’essentiel est que la loi soit appliquée. Et pour cela, il faut que les femmes portent plainte. C’est là l’enjeu majeur : libérer la parole, faciliter le parcours de ces femmes, former toujours plus l’ensemble des personnels que rencontreront les victimes.

 

Marine : Porter plainte, est-ce toujours la seule solution envisagée pour se reconstruire ?

Ma conviction, c’est que c’est une étape essentielle du chemin de reconstruction. Cela permet de poser les choses, il y a une victime et un coupable. En espérant que la procédure et le jugement permettront d’avancer dans ce sens, ce qui, malheureusement, n’est pas toujours le cas devant la difficulté à établir des preuves.

Par ailleurs, la plainte est le moyen de repérer les violeurs, et donc potentiellement de les mettre hors d’état de nuire. J’ai été victime d’un violeur multirécidiviste. Il a avoué avoir violé une trentaine de femmes. Au procès, nous n’étions que trois. Comment ne pas se dire que si toutes les femmes avaient pu se rendre au commissariat, cet homme aurait sans doute été interpellé plus tôt ?

Je ne veux absolument pas culpabiliser celles qui n’ont pas réussi à pousser la porte du commissariat. Mais je veux dire aux femmes victimes que ce processus est salvateur pour elles et pour les autres femmes. Oui, la plainte est un moment qui contribue à réparer ce qui peut l’être. Après, cela ne suffit pas. Des groupes de parole, une thérapie, du temps, de bonnes rencontres…  Il faut tout cela, et plus encore, pour avoir la force de se reconstruire. Mais pour y arriver, il faut savoir que c’est possible. Je le redis, il est possible de vivre et non de survivre après un viol.

 

Marion : Y a-t-il un lien entre le niveau socioculturel et la fréquence des violences faites aux femmes ?

Les hommes violents peuvent se recruter dans toutes les catégories sociales. Il y a des médecins, des militaires, des députés qui violent des femmes, qui violentent à mort leur femme. Mais un mauvais terreau social peut nourrir les passages à l’acte. On sait que l’alcoolisme ou le chômage peuvent favoriser des comportements machistes et violents.

Du côté des femmes, la dimension socioculturelle peut également jouer. Plus les femmes sont dépendantes de leur mari, par exemple, plus elles sont des proies potentielles. Les femmes au foyer ou les femmes sans papiers ont objectivement plus de mal à se défendre face à un mari violent.

Je recommande d’ailleurs la lecture de l’enquête de Natacha Henry sur les violences conjugales, Frapper n’est pas aimer, qui vient de paraître chez Denoël. C’est éclairant aussi de ce point de vue. Et passionnant.

 

Trafalgar : Ne pensez-vous pas que la vulgarité de certains « comiques » ou l’attitude de certains animateurs de télévision à l’égard des femmes est un encouragement à traiter les femmes comme des objets ?

Bien sûr ! C’est l’image des femmes dans toute la société qui est en cause. Les féministes font le lien entre les blagues sexistes, les temps partiels imposés pour les femmes, leur sous-représentation dans les instances de direction des entreprises ou en politique, et les viols.

Combattre le viol, c’est s’attaquer à la domination masculine.

 

Marie : Le viol existe-t-il dans le couple?

Oui. Et je précise qu’il existe juridiquement. Très souvent, le viol fait partie du quotidien des femmes victimes de violences conjugales. Mais les mots ne sont pas toujours mis pour qualifier ces viols. Quand une femme ne veut pas faire l’amour avec son mari et qu’il la force, c’est un viol. Il y a bien sûr un phénomène qui se produit souvent, de l’ordre du consentement. Pour éviter un coup, des femmes préfèrent l’acte sexuel, fut-il sans désir.

 

Julien : Il ne faut pas oublier que certains hommes peuvent également être violés par des femmes…

Il ne faut pas l’oublier, en effet, même si l’écrasante majorité des victimes sont des femmes. De plus en plus d’hommes osent parler. Il faut encourager cette parole, qui n’est pas facile. Des hommes appellent à la permanence téléphonique pour demander si, alors qu’ils ont eu une érection, on peut considérer qu’il s’agit d’un viol. Evidemment, oui. Mais on imagine dès lors combien cela peut être confus dans la tête… Et le modèle de virilité est en cause, pour soi et vis-à-vis des autres.

Il faut vraiment déconstruire ces modèles qui aliènent et façonnent nos destins et nos désirs.

 

Löns : Que pensez-vous de l’influence de la mode ? Je réside en Nouvelle-Calédonie, où la mode est au toujours plus court… Est-ce irresponsable de la part d’une jeune femme de tenter de correspondre aux canons de la mode ?

Au secours ! Je revendique le droit pour les femmes de se promener en mini-jupe si bon leur semble à 3 heures du matin dans la rue sans courir le risque d’être violée. Cela s’appelle la liberté. Maintenant, que les tenues vestimentaires des femmes et des hommes participent de la construction des identités et des inégalités, je suis bien d’accord. A quand les hommes en jupe ?

 

Danielle :  Les femmes elles-mêmes participent à la propagation des idées sexistes, les transmettent à leurs enfants, ne faudrait-il pas arrêter d’opposer, de manière simpliste, les hommes toujours dans le rôle de macho, voire d’agresseurs, et les femmes toujours dans celui de victimes ?

L’histoire pèse malheureusement de tout son poids en faveur d’une hiérarchie des rapports sociaux entre les sexes. On ne se débarrasse pas comme ça de siècles et de siècles de patriarcat… Du coup, il n’y a pas de symétrie entre hommes et femmes. Aujourd’hui encore, il y a bien du masculin qui domine et du féminin qui est asservi.

Hommes et femmes doivent s’émanciper de ces modèles de virilité et de masculinité, à partir desquels la société produit des discriminations, des inégalités et des violences. Pour se faire, les femmes doivent reconnaître qu’elles sont victimes, réelles ou potentielles. Le reconnaître, c’est douloureux, mais indispensable pour combattre les mécanismes de la domination.

Cela ne veut pas dire que tous les hommes, à tous moments, sont de fieffés salauds et que les femmes, toutes et à chaque instant, sont des victimes. Nuance. Mais ne balayons pas d’un revers de manche les mécanismes sociaux de fond.

 

Sophie : Regrettez-vous l’abandon du secrétariat d’Etat à la famille dans la nouvelle structure gouvernementale ?

Les féministes revendiquent un ministère des droits des femmes, avec de réels moyens pour agir. Je n’attendais rien de ce gouvernement. Je souhaite en revanche qu’à gauche, on se muscle sur cet enjeu. Car l’égalité entre les sexes semble devenir consensuelle. Elle ne l’est pas tant que ça. Il faut retrouver le tranchant du féminisme.

Chat modéré par Olivier Biffaud et Emmanuelle Chevallereau, lemonde.fr



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