• Accueil
  • > Articles relevés dans la presse

Catégorie

Archive pour la catégorie « Articles relevés dans la presse »

« Les périodes de maternité seront prises en compte dans la réforme des retraites »

Les périodes de maternité seront « a priori » prises en compte dans la réforme des retraites visant à permettre à ceux qui ont commencé à travailler tôt de partir à 60 ans, a indiqué lundi la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem. « A priori, dans les périodes qui devraient être prises en considération pour ce départ possible à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler jeunes seront comptabilisées les périodes de maternité », a déclaré la ministre des Droits des femmes sur i>Télé. « Toute la question est de savoir sur quelle durée exactement, et là, ça fera l’objet d’une concertation, puis d’une décision de Marisol Touraine et du Premier ministre », a encore dit Najat Vallaud-Belkacem à propos de la ministre des Affaires sociales et de Jean-Marc Ayrault.

Dimanche, son collègue en charge du Travail, Michel Sapin, avait indiqué que peut-être « un peu plus d’avantages » pourraient être octroyés aux femmes ayant eu des enfants et ayant commencé à travailler à 18 ou 19 ans pour partir à la retraite à 60 ans. Un tel geste pourrait résulter du fait que, selon Bercy, le coût de l’assouplissement de la réforme des retraites du précédent gouvernement sera moins élevé qu’attendu pour les finances publiques. Le rétablissement de la retraite à 60 ans pour les salariés ayant commencé à travailler très tôt sera à l’ordre du jour du prochain conseil des ministres.

(…)

lepoint.fr, source AFP, lien



Job de strip-teaseuse à Pôle emploi : l’exploitation de la détresse – leplus-nouvelobs.com – Dom B.

C’est la crise, ma bonne dame, on ne vous l’a pas dit ? Aujourd’hui, dégoter un CDI devient plus difficile que d’attraper le Saint Graal avec les dents, les bras attachés dans le dos.

C’est la crise, et elle justifie donc qu’on ne soit pas très regardant sur les propositions d’emploi offertes, les temps sont durs, ma bonne dame. Aujourd’hui, si on te propose un boulot, quel qu’il soit, tu t’assieds sur ta dignité et tes ambitions et tu dis oui ? Après tout, beaucoup pensent que si on est au chômage, c’est que quelque part, on le veut bien. Après tout, du boulot, il y en a, suffit de vouloir bosser, vraiment.

Une agence de Pôle Emploi à Reims, le 27 décembre 2011 AFP/FRANCOIS NASCIMBENI

Une agence de Pôle Emploi à Reims, le 27 décembre 2011 (FRANCOIS NASCIMBENI/AFP)

Job de strip-teaseuse proposé à une éducatrice : un bug ?

Et Pôle Emploi semble avoir la solution, que l’on soit jeune ou vieux, expérimenté ou pas, cet organisme d’état peut vous trouver un travail, à tout prix ; il ne se prive d’ailleurs pas d’en proposer. Et après tout, ils sont là pour cela.

Comme le boulot proposé à Danielle, 53 ans et éducatrice de son état, à qui Pôle Emploi vient de proposer le travail rémunérateur de strip-teaseuse.

Comme quoi l’éducation, quand elle est bien faite, ça mène à tout.

L’offre en question, la voici :

Job de strip-teaseuse à Pôle emploi : l'exploitation de la détresse - leplus-nouvelobs.com - Dom B. dans Articles relevés dans la presse 7141328014764

 Capture d’écran / pole-emploi.fr

Attention, là on ne parle pas d’un CDI à 450.000 euros par an, faut pas abuser : non, tout juste un pauvre CDD de trois mois à 12.99 € de l’heure. (c’est comme pour les prix dans les supermarchés, ça ne peut pas être 13 euros, non, ça ne peut pas).

On appréciera la conversion en francs, signe que Pôle Emploi vit bien avec son temps, et on appréciera aussi la mention « primes » qui laisse espérer des avantages succincts, sans préciser si ils seront en « rabbits » en « canards » ou en « tickets restau ».

Là, forcément, on se dit qu’il y a une baleine dans le potage, et que Pôle Emploi, victime de son succès et de ses sous-effectifs, a du bugger quelque part : imaginer qu’une femme de 53 ans dont le métier est d’être éducatrice, et qui n’a rien demandé, puisse être la candidate idéale pour aller exhiber son derrière sur une scène en faisant du pole dance ne peut être qu’une erreur informatique. Allez, soyons fous, on leur accorde même l’erreur humaine.

Pas d’erreur : l’offre a sciemment été envoyée à Danielle

Ben non. Même pas. Selon le Directeur Régional, c’est normal, tout est sous contrôle.

Là, on se dit que c’est un cas isolé, que Pôle Emploi ne peut pas ainsi faire le lit de la misère humaine en proposant ce type d’offres à des femmes qui n’ont jamais prétendu vouloir devenir strip-teaseuse.

Ben non. Même pas.

Une autre femme, plus jeune, s’est vue elle aussi proposer un boulot de strip-teaseuse, avec webcam et nuisette incorporées, pour un mirifique salaire de 1 400 € à 2 000 € avec des primes, oui, mais attention, en CDI cette fois. La demoiselle, webmaster de son état, pensait postuler pour un job de télé-animatrice rose, Pôle Emploi lui propose donc de s’effeuiller.

A ceux qui pourraient s’étonner que Pôle Emploi propose ce type d’annonces, il faut savoir qu’elles sont tout à fait légales, et qu’il existe même un code ROME, vous savez ces numéros magiques qui référencent tous les métiers, qui lui est rattaché. Ce Code,c’est le L1201, et la fiche qui définit le poste de « strip-teaseur » (notons au passage que le métier est défini au masculin) est la suivante :

« Conçoit et/ou interprète des oeuvres chorégraphiques (ballet classique, chorégraphie contemporaine, …), selon le projet artistique défini par une école, une compagnie de danse et les impératifs de programmation.  Peut effectuer la notation d’une chorégraphie »

Aucune mention de déshabillage, de nudité ou d’effeuillage, les seules compétences exigées sont les suivantes :

- Pratique de chant

- Pratique d’instrument de musique

- Pratique d’art dramatique

- Répertoire d’oeuvres classiques

- Répertoire d’oeuvres contemporaines

- Techniques de maquillage

- Techniques de coiffage

Il ne s’agit pas de décrier ce métier au nom de la morale : après tout, chacun et chacune est bien libre de faire ce qu’il ou elle veut de ses fesses. Le problème est ailleurs, et réside dans le fait d’être de trouver normal de proposer à des femmes d’aller se mettre nues en public, quand elles attendent des offres dans le métier pour lequel elles sont formées (et non, ce n’est pas de l’ironie).

Un vrai problème de fond, et d’exploitation de la détresse

De là, on se pose des questions : est-il possible que ces deux femmes aient pu, à un moment ou un autre, laisser croire que se mettre à poil en boîte de nuit ou devant une webcam entrait dans leur critères de recherche d’emploi ?

Et surtout, celui, ou celle qui leur a proposé ce type de boulot était-il inconscient ? idiot ? je-m’en-foutiste ? Ou avait-il juste fumé la moquette et trouvé cela marrant ?

Est-ce la politique du chiffre qui provoque ce type de dérapage ? Les sous-effectifs expliquent-ils à eux seuls que l’on puisse proposer ce type d’emploi à des personnes qui n’ont certainement rien demandé ?

Elles ont refusé cette offre : par conséquent, Pôle Emploi estime-t-il qu’il s’agissait là d’une offre d’emploi « raisonnable » ? Et à ce titre, pourrait-il, soyons cyniques, radier ces personnes au bout de deux offres refusées ?

Normalement non, puisque l’offre doit correspondre aux critères de recherche, ce qui n’est visiblement pas le cas. Mais d’une agence capable de ce genre de choses, on s’attend à pire.

Les conseillers n’ont plus le temps de chercher des annonces, et c’est légal, répondent Pôle Emploi et le syndicat SNU. Certes, mais la misère humaine a t-elle si peu d’importance qu’on puisse ainsi sauter dessus à pieds joints ?

Car au final, la question la plus importante, c’est de savoir ce qui se passera quand un jour, une femme, une autre, plus désespérée, plus isolée, plus vulnérable, n’aura plus les moyens de dire non.

Par leplus-nouvelobs.com – Dom B.



Egalité homme-femme au travail: où en est la France?

A travail égal, salaires toujours distincts

A l’évidence, l’égalité salariale n’est toujours pas acquise pour les femmes: pour le même temps de travail, elles gagnaient, en 2009, en moyenne 20% de moins que les hommes. Le mal touche même les cadres: l’écart de rémunération entre les managers hommes et femmes seraient de 14%, selon une étude du cabinet Mercer publiée mardi.

Des conseils d’administration très masculins

Rares sont les pays où les femmes occupent plus de 40% des postes à responsabilités dans les entreprises. En France, la moyenne est à 28%, loin derrière les ex-pays communistes.

Stéréotypes et misogynie ont la vie dure

Entre les clichés et les remarques misogynes, pas toujours facile d’être une femme au boulot. Même si grâce aux campagnes de sensibilisation, les mentalités semblent doucement évoluer.

Les femmes se sous-estiment-elles?

Les femmes ont globalement de meilleurs résultats scolaires que les hommes, même dans la poursuite des études supérieures. Pourtant, peu d’entre elles osent envisager un poste de direction ou franchir la porte de leurs patrons pour obtenir une augmentation. Si leur salaire est moindre et leur emploi plus précaire, est-ce finalement de leur faute? Pas si simple…

La grossesse, encore un problème!

Plus les femmes travaillent, plus elles font d’enfants. Et pourtant, la grossesse continue d’être un frein à leurs carrières. Questions déplacées en entretiens d’embauche, pressions au moment de la maternité et progressions ralenties sur le long terme par les interruptions de travail: femmes actives et grossesse ne font toujours pas bon ménage.

Tout n’est pas si noir?

« Job sharing », lieux de travail virtuels, télétravail partiel… ces nouvelles manières de travailler pourraient permettre aux femmes de ne plus être seules à sacrifier leur carrière sur l’autel de la famille. Les pères sont aussi de plus en plus nombreux à solliciter des congés paternité… même si ceux qui assument leur rôle de parent affrontent eux-aussi des préjugés tenaces.

REUTERS/Andrew Winning – lexpress.fr

Merci à Marie-Anne !



Le Conseil constitutionnel censure la loi sur le harcèlement sexuel -lemonde.fr

Le Conseil constitutionnel censure la loi sur le harcèlement sexuel -lemonde.fr dans Articles relevés dans la presse 1695732_3_a9b5_les-membres-du-conseil-constitutionnel_405484b3778ca4e9ccf2722424f23d50

Le Conseil constitutionnel, saisi le 29 février d’une question prioritaire de constitutionnalité sur l’article 222-33 du code pénal qui définit le délit de harcèlement sexuel, a décidé vendredi 4 mai d’abroger cet article, le jugeant contraire à la Constitution.

L’article concerné indiquait : « Le fait de harceler autrui dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. » Son abrogation « est applicable à toutes les affaires non jugées définitivement », c’est-à-dire en cassation, précisent les Sages. Jusqu’à ce qu’un nouveau texte soit adopté par le législateur, les personnes dont les procès sont en cours ne peuvent donc plus être condamnées pour cette infraction.

DÉFINITION JURIDIQUE TROP VAGUE

Le Conseil avait été saisi de cette affaire par le biais d’une question prioritaire de constitutionnalité soulevée en cassation par Gérard Ducray, ancien député du Rhône, condamné en appel en 2011 pour harcèlement sexuel à trois mois de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende. Il considérait que le code pénal, laissant au juge une trop grande marge d’appréciation des éléments constitutifs du délit qui lui était reproché, permettait « tous les débordements, toutes les interprétations », avait plaidé son avocate, Me Claire Waquet, à l’audience du 17 avril devant les Sages.

Pour elle, son client ne s’était livré, sur trois femmes, qu’à des « avances un peu lourdes » qu’il n’avait pas réitérées. Cela « peut aller très loin ! » avait-elle estimé. De fait, le Conseil constitutionnel a considéré que les dispositions de l’article incriminé méconnaissaient « le principe de légalité des délits et des peines » et les a donc déclarées contraires à la Constitution.

Ce principe, résultant de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, « implique que le législateur définisse les crimes et délits en termes suffisamment clairs et précis », rappelle le Conseil, ce qui, selon lui, n’était pas le cas pour le délit de harcèlement sexuel.

« MESSAGE D’IMPUNITÉ D’UNE EXTRÊME GRAVITÉ »

« Aujourd’hui, toutes les procédures en cours pour harcèlement sexuel sont annulées, c’est un message d’impunité d’une extrême gravité à l’égard des harceleurs », déclare Marilyn Baldeck, déléguée générale de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT). L’AVFT était « intervenante » dans la procédure initiée devant le Conseil constitutionnel par un homme condamné pour harcèlement sexuel, qui considérait que l’article concerné du code pénal ne définissait pas assez précisément ce délit et en demandait donc l’abrogation.

L’association souhaitait elle aussi que ce texte, qu’elle critique depuis son adoption en 2002, soit abrogé, mais de manière différée, afin qu’il n’y ait pas de vide juridique jusqu’à l’adoption d’un nouveau texte. Le Conseil constitutionnel a décidé l’abrogation immédiate, au nom du principe de non-rétroactivité de la loi pénale. « C’est la décision qu’on redoutait le plus, qu’on avait essayé d’éviter en intervenant dans la procédure, le Conseil a donné intégralement raison à un homme condamné pour harcèlement sexuel », a ajouté Marilyn Baldeck.

« Compte tenu de son immense responsabilité vis-à-vis des victimes, il est maintenant de la responsabilité du législateur, dès que l’Assemblée nationale sera réélue, de mettre à l’ordre du jour prioritairement, avant tout le reste, le vote d’une nouvelle loi, a encore estimé la déléguée générale de l’association. Il faudra que cette fois le travail soit fait de manière sérieuse et non de manière insultante pour les victimes. »

Dans un communiqué, un collectif d’associations et d’organisations féministes (Marche mondiale des femmes, Femmes solidaires, AVFT, Collectif féministe contre le viol…) juge « révoltant » le « message d’impunité ainsi adressé aux harceleurs ». « Jusqu’au vote, le cas échéant, d’une nouvelle loi, les victimes sont abandonnées par la justice », dénonce ce collectif.

Le délit de harcèlement sexuel avait été introduit dans le code pénal en 1992, puis précisé par les lois du 17 juillet 1998 et du 17 janvier 2002. Le Conseil constitutionnel a estimé qu’en punissant « le fait de harceler autrui dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle » sans définir précisément les éléments constitutifs de ce délit, « la disposition contestée méconnaît le principe de légalité des délits et des peines ainsi que les principes de clarté et de précision de la loi, de prévisibilité juridique et de sécurité juridique ».

Il a par ailleurs considéré que ce délit est punissable « sans que les éléments constitutifs de l’infraction soient suffisamment définis ». Cette loi du 17 janvier 2002 était contestée à la fois par une association de victimes et par un condamné pour harcèlement car elle était jugée trop imprécise, donc susceptible de dérives.

Avec AFP et Reuters – lemonde.fr



La croisade d’une ado américaine contre les photos retouchées – lemonde.fr

La croisade d'une ado américaine contre les photos retouchées - lemonde.fr dans Articles relevés dans la presse 1698440_7_7621_julia-bluhm-14-ans_f02b09d9662d9e98d71b828b1a6589e8

Quand elle feuillette les pages de son magazine préféré, Julia Bluhm, 14 ans, ne rêve pas de ressembler aux mannequins immortalisés sur le papier glacé. Bien au contraire ! Cette collégienne ordinaire du Maine est devenue le chef de file d’une nouvelle révolte contre l’industrie de la mode et de la beauté, une semaine après l’annonce du magazine Vogue de ne plus employer des modèles de moins de 16 ans et de promouvoir l’image de personnes en bonne santé.

La jeune Julia Bluhm a provoqué un déchaînement médiatique en envoyant aux bureaux new-yorkais de la publication pour ados Seventeen une pétition demandant la fin d’une utilisation excessive de photographies retouchées et la publication mensuelle de clichés de personnes « normales ». Blogueuse depuis un an pour le site Spark (Sexualization Protest, Action, Resistance, Knowledge), qui lutte contre la sexualisation des jeunes filles, elle a soumis son idée aux autres blogueurs du groupe avant de mettre sur pied son projet, détaille le New York Times.

« Ces jolies filles que l’on voit dans ces magazines sont fausses, s’insurge la collégienne, qui a posté sa pétition sur le site Change.org. Dans un magazine dont je suis la cible, je m’attends à voir des filles normales, qui me ressemblent. » Et de relancer le débat sur les conséquences de la promotion d’images altérées sur les adolescentes : « Troubles de l’alimentation, régimes, dépression et baisse de l’estime de soi. »

Une position que partage Lynn Grefe, la présidente de l’Association américaine des troubles du comportement alimentaire. Interrogée par ABC News, elle insiste sur le caractère « vulnérable » des filles de cet âge. « Les publicités ou les photographies dans les magazines ne sont pas la cause directe des troubles alimentaires. Nourrissent-elles ce type de désordre ? L’aident-elles à prendre plus d’importance et dégénérer en maladie chronique ? C’est une évidence », souligne Mme Grefe.

« NATUREL ET FIER DE L’ÊTRE »

En une quinzaine de jours, la pétition de Julia Bluhm a recueilli près de 62 000 signatures, et la collégienne a même été reçue par la rédactrice en chef de Seventeen, Ann Shoket. Au terme de leur rencontre, le magazine a publié le communiqué suivant : « Seventeen promeut l’image des jeunes filles dans leur authenticité. De vraies filles sont mises en avant dans nos pages et aucune autre publication n’accorde autant de place à une telle diversité de taille, de corpulence, de couleur de peau ou d’origine ethnique. »

Une réponse qui ne tarit pas l’envie de Julia Bluhm de poursuivre son combat. « Nous espérons que ce petit pas aboutira à un changement plus grand et encouragera peut-être d’autres magazines à suivre le mouvement [...]. Ça serait vraiment cool. »

D’autant que la jeune femme peut compter sur un certain nombres d’avancées dans ce domaine. De plus en plus de magazines et de grands noms de la mode ou de la beauté ont décidé de clore le chapitre de la retouche extrême, privilégiant le principe du « naturel et fier de l’être », souligne le site américain Salon. C’est notamment la cas du bihebdomadaire allemand Brigitte, fleuron de la presse féminine outre-Rhin, qui avait dès 2010 annoncé qu’il renonçait à employer des mannequins professionnels, préférant laisser la place à ses lectrices « qui ont leur propre identité », expliquait à l’époque son rédacteur en chef, Andreas Lebert.

Une décision surprenante et pas du goût de tous, qui a conduit certains titres, à l’instar de l’édition américaine de Glamour, à solliciter l’avis de leur lectorat à travers un sondage : « Retouche photo : quand est-ce que trop c’est trop ? ». D’après l’enquête, réalisée auprès de 1 000 lectrices, et dont les résultats ont été rendus publics fin février, « seules 43 % des femmes estiment acceptable qu’un magazine retouche ses clichés et tout juste 30 % s’en accommodent dans la publicité. » « Comme vos réactions l’ont clairement indiqué, la retouche a ses limites – ou devrait les avoir. Vous nous avez dit que vous ne souhaitiez plus que des détails comme les cicatrices ou taches de rousseurs soient retirés des clichés, et nous sommes d’accord », a réagi dans la foulée la rédactrice en chef de Glamour US, Cindi Leive.

La lutte contre les retouches touche aussi les marques de beauté, devenant même un argument commercial comme pour le fond de teint Make-Up Forever’s – « Vous regardez la première publicité non retouchée pour du maquillage » annonçait une de leurs publicités. Fin 2011, le gendarme américain de la pub, la National Ad Division, a décidé d’interdire les images retouchées dans les publicités pour les cosmétiques. Au cours des douze derniers mois, au Royaume-Uni, l’Advertising Standards Authority a elle prohibé pour « retouches exessives » les publicités des marques Maybelline et Lancôme, qui mettaient respectivement en scène le mannequin Christy Turlington et l’actrice Julia Roberts.

Aude Lasjaunias – lemonde.fr

1698441_3_f1c9_julia-bluhm-au-centre-et-deux-autres_620884afe90f1f698e0327d3037c4a4f dans Articles relevés dans la presse



12345...7