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Archive pour la catégorie « Articles écrits par l’AEMF »

La « prostitution étudiante » ? Une invention très médiatique

       S’il est un opportunisme grandissant dans notre société, c’est bien cette tendance à vouloir dénoncer les « tabous », au nombre desquels est censé figurer la « prostitution étudiante ». Un documentaire intitulé « Mes chères études » écrit et réalisé par Emmanuelle Bercot, a été diffusé sur Canal + lundi dernier et évoquait à nouveau le thème, après un matraquage publicitaire deux ans plus tôt, accompagnant fort opportunément la parution d’un récit dit « vrai » et d’une étude pseudo-sociologique sur le sujet…

      Ah il faut dire que le phénomène est rentable et part d’une réalité avérée ! Tout le monde sait bien que les étudiantes, à la sortie de leurs cours, sont contraintes de se faire culbuter pour une poignée d’euros… Que voulez-vous qu’elles fassent d’autre ? Il faut bien remplir le réfrigérateur et payer les factures… Ce qu’il y a de pratique avec les clichés, c’est la simplification qu’ils offrent. Dans le cas de la « prostitution étudiante », non content de se trouver dans le vrai fantasme de film porno, on affole la machine masculine.  Décryptage.

         La « prostitution étudiante » est un cliché, au même titre que celui de la secrétaire sexy, de l’infirmière insatiable, de la bourgeoise coincée… Il n’est pas interdit de rêver, ni même de fantasmer mais ce qui pose problème dans l’usage inapproprié de ce terme, c’est sa dévalorisation intrinsèque de l’image de la femme. On joue sur un cliché fondamentalement machiste. Plutôt que de travailler (Est-ce qu’on parle des nombreuses étudiantes et étudiants qui travaillent au Mc Do pour financer leurs études ?), la femme baisse son pantalon (ou celui de l’homme). L’idée de « contrainte » est encore plus pernicieuse. Avec le refrain « elle y est contrainte pour payer ses études », on veut associer des idées contradictoires pour créer une image fantasmatique. Transposons l’idée au masculin : « Cet étudiant est contraint de voler ses pairs et de monter des arnaques car il veut réussir ses études »… Cela devient ridicule. D’un genre à l’autre, les propos s’annulent.

          Le deuxième aspect problématique dans l’image de « la prostitution étudiante » est la négation de la liberté de la femme. Au XXI ème siècle, les femmes (françaises) ont appris à s’émanciper. Il y a encore beaucoup à faire, c’est indéniable. Mais pourquoi ne pas leur reconnaitre et leur laisser le contrôle de leur sexualité ? Pourquoi seraient-elles contraintes de faire quelque chose qui ne leur plait pas ? C’est cette liberté de choix qu’on veut leur retirer, en actionnant un cliché vieux comme le monde.

          Car il ne s’agit en aucune façon de nier que certaines femmes se trouvent (bien malheureusement) encore aujourd’hui contraintes par des tiers, à recourir à la prostitution. C’est y accoler sa charge de misérabilisme social étudiant qui fait bondir. En ce cas, on ne peut pas parler de « prostitution étudiante » mais de femmes qui ont commencé des études et qui sont devenues des prostituées. Une femme a toujours le choix de ce qu’elle fait ou ne fait pas. En revanche, l’association de ces deux termes se révèle être une véritable invention machiste.

          F.L - Présidente-fondatrice de l’AEMF



La statistique du jour …

… 3,7% des femmes seulement se trouvent belles.

Serait ce, par hasard, dû à la publicité, à la presse dite féminine, aux cosmétiques, etc, qui nous écrasent avec leur image de la femme zéro défaut (et retouchée sous Photoshop) ?



Le Viagra féminin ?

Pour ou contre un Viagra féminin ? Et d’ailleurs, est ce possible ?

C’est la question qu’on se pose en apprenant que le laboratoire allemand Boheringer Ingelheim, en étudiant une nouvelle molécule, la Flibansérine, lui découvert des vertus inattendues : son action cérébrale antidépressive agirait également sur le désir et surtout, sur l’orgasme féminin. L’équipe commence donc en ce moment des essais cliniques sur cinq mille femmes pour tester l’efficacité de cette molécule, et annonce d’ors et déjà sa commercialisation pour 2011, sous forme d’une pilule appellée l’Ectris.

Ce laboratoire allemand n’est pas précurseur en la matière : une autre tentative a été lancée en février 2007 par Procter et Gamble, sous la forme d’une sorte de patch, qui, collé sur l’abdomen de la femme, diffuse de la testostérone, hormone censée faciliter l’orgasme. Mais les effets secondaires ne sont pas moindres : modification de la voix, acné, prise de poids, augmentation de la pilosité … ainsi que cancers du sein et autres accidents cardiovasculaires ! Ce patch n’est donc aujourd’hui commercialisé que dans le cadre d’un traitement de baisse de la libido chez les femmes qui ont subi une ovariectomie (ablation des ovaires) et une hystérectomie (ménopause provoquée chirurgicalement).

Ectris aura t elle davantage de succès et surtout, y’a t il une demande de cet ordre chez les femmes ?

A suivre …

JL.

Le Viagra féminin ? dans Articles écrits par l'AEMF 200903181874_zoom



Quand la Suisse s’y met…

 

Quand la Suisse s'y met... dans Articles écrits par l'AEMF fast-so-schoen-wie-eine-frau-1243338537

« Presque aussi belle qu’une femme. Mais elle ne déraille pas » (mot-à-mot : « elle fait tic-tac correctement »).

Publicité machiste en provenance de… Suisse! On a osé l’afficher dans une des salles de cours de mon lycée et avec mon groupe de BTS compta.-gestion, constitué essentiellement de filles, nous projetons de créer une publicité en réponse à celle-ci.

Par exemple pour un nouveau portable : « Fast so schön wie ein Mann. Ist aber zuverlässiger » (« Presque aussi beau qu’un homme. Mais plus fiable »). Si vous avez d’autres idées…

 

Aude D.



Pub machiste

Parfois, avec les pubs machistes, on se dit que même les hommes doivent s’en sentir humiliés.

Pub machiste dans Articles écrits par l'AEMF PUB-MACHISTE-CHEZ-BMW



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