• Accueil
  • > Articles écrits par l'AEMF

Catégorie

Archive pour la catégorie « Articles écrits par l’AEMF »

L’AEMF transmet cette information à ses lecteurs.

Dans un mois, nous serons le 8 mars. Un peu partout, à la télévision, à la radio, dans la presse écrite, la France célèbrera la journée de « la » femme.

A cette occasion, le collectif féministe Debout !  invite chacun et chacune à exprimer et partager son avis sur une question très simple :

*** Si aujourd’hui, c’est la journée de la femme, selon vous LA FEMME c’est quoi aujourd’hui ?***

Toute personne, homme ou femme, individu ou collectif, organisé-e ou non, anonyme ou non, peut apporter sa contribution d’un simple mot ou pamphlet d’une page selon son inspiration et l’envoyer à l’adresse suivante : contact@collectif-debout.org.

Nous afficherons les réponses au fil du mois sur le site du collectif (http://collectif-debout.org). Et le 8 mars 2011, nous diffuserons dans la presse et dans les rues de Nancy un medley des contributions les plus surprenantes, intéressantes, inquiétantes, bouleversantes, pétillantes…

Nous comptons sur vous pour que cette prochaine journée de lutte pour les droits des femmes ne se résume pas à 24h de bonne conscience.

Cordialement,

Amitiés féministes

Le collectif Debout !

http://collectif-debout.org

contact@collectif-debout.org



« Quand la femme est grillagée … »

Image de prévisualisation YouTube

 

Écoutez ma chanson bien douce
Que Verlaine aurait su mieux faire
Elle se veut discrète et légère
Un frisson d’eau sur de la mousse
C’est la complainte de l’épouse
De la femme derrière son grillage
Ils la font vivre au Moyen Âge
Que la honte les éclabousse

{Refrain:}
Quand la femme est grillagée
Toutes les femmes sont outragées
Les hommes les ont rejetées
Dans l’obscurité

Elle ne prend jamais la parole
En public, ce n’est pas son rôle
Elle est craintive, elle est soumise
Pas question de lui faire la bise
On lui a appris à se soumettre
À ne pas contrarier son maître
Elle n’a droit qu’à quelques murmures
Les yeux baissés sur sa couture

{Refrain}

Elle respecte la loi divine
Qui dit, par la bouche de l’homme,
Que sa place est à la cuisine
Et qu’elle est sa bête de somme
Pas question de faire la savante
Il vaut mieux qu’elle soit ignorante
Son époux dit que les études
Sont contraires à ses servitudes

{Refrain}

Jusqu’aux pieds, sa burqa austère
Est garante de sa décence
Elle prévient la concupiscence
Des hommes auxquels elle pourrait plaire
Un regard jugé impudique
Serait mortel pour la captive
Elle pourrait finir brûlée vive
Lapidée en place publique

{Refrain}

Jeunes femmes, larguez les amarres
Refusez ces coutumes barbares
Dites non au manichéisme
Au retour à l’obscurantisme
Jetez ce moucharabieh triste
Né de coutumes esclavagistes
Et au lieu de porter ce voile
Allez vous-en, mettez les voiles

Pierre Perret – chanson de février 2010



8 mars 2010

Toute l’équipe de l’AEMF vous invite à réfléchir sur le statut de nos consoeurs en cette Journée de la Femme.

Voici un petit historique :

  • 1910 :  Le première idée d’une « Journée internationale des Femmes » naît à Copenhague pendant la Conférence Internationale des Femmes Socialistes, dont l’objectif final est d’obtenir le droit de vote, mais on ne fixe pas encore de date précise.

  • 1911 : Une première version de la Journée de la Femme a lieu sous forme de manifestations : un million de femmes en Europe et aux Etats Unis sont dans la rue pour demander le droit de vote et le droit de travailler comme bon leur semble. Elles choisissent le 19 mars en clin d’oeil à la Révolution de 1848 et à la Commune de Paris.

  • 8 mars 1917 : A Saint Pétersbourg, c’est la Première Guerre Mondiale et des ouvrières manifestent pour réclamer du pain et le retour de leurs maris partis au front, ainsi que plus de droits pour elles qui restent seules. 

  • 8 mars 1921 : Lénine décrète le 8 mars Journée des Femmes, en commémoration de la manifestation de 1917. En 1955, le journal l’Humanité brouille les pistes en prétextant que ladite manifestation aurait eu lieu aux Etats Unis en 1857, mais les travaux de deux historiennes révèlent en 1982 que celle-ci n’a jamais eu lieu. C’est donc bien en URSS que la Journée de la Femme prend ses racines.

  • 1946 : La journée est célébrée dans tous les pays de l’Est.

  • 1970 : La journée de la Femme perd un peu de sa connotation communiste pour devenir plus féministe. Le Mouvement de Libération des Femmes s’en empare.

  • 8 mars 1977 : Poussé par l’élan féministe qui grandit, les Nations Unies officialisent la Journée Internationale des Femmes.

  • 8 mars 1982 : C’est au tour de la France, sous le gouvernement de François Mitterand, de l’officialiser.

Pour en savoir plus : www.journee-de-la-femme.com (site permanent) ; http://www.travail-solidarite.gouv.fr/espaces,770/femmes-egalite,772/ (pour un programme de ce qui se fait aujourd’hui en France) ; http://8mars-online.fr (un site fourmillant d’informations et sur lequel ont été trouvées la plupart des données de cet article).

Pour finir, une citation …

« J’aimerais, cela est vrai, qu’il n’y ait pas de 8 mars, de journée internationale des femmes. Cela signifierait qu’il n’y a plus de discrimination et donc plus de luttes, plus de revendications, parce que les comportements sont devenus égalitaires et que tous les citoyens peuvent exercer la plénitude de leurs droits (…) C’est encore un rêve. »

Yvette Roudy, ministre des Droits de la Femme dans les années 80.

 

Bonne journée !



Un documentaire sur le combat de Simone Veil pour le droit à l’avortement

Aude du Sartz conseille un documentaire de Valérie Manns et Richard Puech (France, 2010, 60 mn, inédit) qui sera diffusé ce jeudi 4 mars à 22h45 sur France 2. 

Le résumé : Le mardi 26 novembre 1974, à 16h, Simone Veil, Ministre de la Santé depuis 6 mois à peine, monte à la tribune de l’Assemblée nationale pour défendre son projet de loi légalisant l’avortement. En France, elles sont alors 300 000 femmes à avorter clandestinement chaque année : 300 000 criminelles selon la loi pénale de 1920. Pendant trois jours et deux nuits, Simone Veil affronte 74 orateurs et endure les diatribes les plus enflammées. Au petit matin du 29 novembre 1974, après 25 heures de débat et de tumultes, la loi sur l’Interruption volontaire de grossesse est enfin votée par 284 voix contre 189, mettant fin à des siècles d’hypocrisie.

Un documentaire sur le combat de Simone Veil pour le droit à l'avortement dans Articles écrits par l'AEMF veil74 

Critique Télérama : C’est une image gravée dans la mémoire collective, d’une puissance intacte malgré les années. En ce mardi 26 novembre 1974, Simone Veil, ministre de la Santé, se présente à la tribune de l’Assemblée nationale pour défendre son projet de loi légalisant l’IVG. Seule face à une assemblée d’hommes majoritairement hostiles, seule pour porter la voix des femmes, et convaincre de l’insoutenable injustice héritée de la loi de 1920 (déjà dénoncée lors du procès de Bobigny en 1972). Trois cent mille Françaises avortent alors chaque année. Celles qui n’ont pas les moyens de partir à l’étranger, n’ont d’autre choix que la clandestinité, risquant la mutilation et la mort.  Trois jours et deux nuits de débats vont donner la mesure du gouffre qui sépare les attentes d’une société en pleine mutation et toute une génération d’élus de la droite conservatrice, traumatisée par Mai 68. Il ne reste aujourd’hui que des enregistrements sonores des soixante-quatorze interventions : elles sont ici restituées dans une habile mise en scène n’éludant rien des injures et des attaques abjectes subies par Simone Veil. Ni du courage de ceux qui ont osé s’élever contre leur propre camp politique au nom de leur conviction. Le récit de cette bataille passionnée, par ceux qui l’ont vécue, ravive une mémoire précieuse, rappelant le prix autant que la fragilité d’une liberté essentielle. 

Isabelle Poitte www.telerama.fr 



A écouter …

… l’entretien passionnant de Frédéric Taddei et d’Antoinette Fouque. Cette femme politique, psychanaliste, éditrice et militante pour la cause des femmes, qui est une des fondatrices du MLF (Mouvement de libération des femmes) et qui a fréquenté de près Lacan et Barthes, revient, avec moult détails culturels, sur son idée personnelle du féminisme.

A écouter ... dans Articles écrits par l'AEMF tijdlijnmlf1

Il a été diffusé cet après midi sur Europe 1, je vous invite vivement à l’écouter ici :

http://recherche.europe1.fr/search/



123456