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Archive pour la catégorie « Articles écrits par l’AEMF »

Le gouvernement Rajoy recule devant la mobilisation

Devant la mobilisation des Espagnols, des associations féministes (dont « Féministes en Mouvement ») et des citoyens, le gouvernement Rajoy a renoncé à remettre en cause le droit à l’avortement. La mobilisation a payé !

Communiqué de Presse : Pour un droit européen de l’avortement   

 

Le gouvernement espagnol a décidé de retirer le projet de loi rétrograde sur l’avortement : il s’agit d’une première victoire qui n’a été possible que grâce à la mobilisation et à la solidarité. Mais il ne faut pas sous-estimer la capacité de réaction de ceux qui étaient à l’origine de ce projet.

 

Au-delà de la vigilance qui s’impose, nous devons nous préoccuper à la fois de la réalité des conditionsd’avortement et des combats à mener au niveau européen et international. Ainsi il faut en priorité :

 

  • Dénoncer les difficultés d’accès aux femmes les plus défavorisées, en Espagne comme ailleurs, des services d’avortement en raison des réticences des médecins (clause de conscience) et des politiques d’austérité qui ont frappé les systèmes de santé publics.

 

  • Se mobiliser, comme nous l’avons fait lors des élections européennes, pour que la liberté d’avortement soit inscrite dans la Charte européenne des droits fondamentaux.

 

C’est ce message que nous devrons porter de façon unanime en tant qu‘Européennes, aux Nations-Unies dans la perspective de Pékin +20.

 

Du fait des alliances entre religions et de leur poids dans le système des Nations Unies, ce droit fondamental des femmes continu d’être bafoué, il est temps que cela cesse. L’Union Européenne doit donner l’exemple en reconnaissant un Droit européen de l’avortement LIBRE ET GRATUIT POUR TOUTES.

Signataires du Communiqué de presse :

LIGUE DU DROIT INTERNATIONAL DES FEMMES,

COORDINATION FRANÇAISE POUR LE LOBBY EUROPÉEN DES FEMMES,

FÉMINISTES EN MOUVEMENTS,

FÉMINISME ET GÉOPOLITIQUE

FEMMES POUR LE DIRE FEMMES POUR AGIR ,

LIBRES MARIANNES

MOUVEMENT DU NID,

RÉSEAU FÉMINISTE ‘RUPTURES’

REGARDS DE FEMMES

SOS-SEXISME,

WOMEN’S INTERNATIONAL LEAGUE FOR PEACE AND FREEDOM

 



« Libération » parle de l’A.E.M.F.

Le journal « Libération » a interviewé ce matin la présidente de l’A.E.M.F. dans le cadre de la campagne des européennes.

Retrouvez ici l’entretien: http://www.liberation.fr/monde/2014/05/20/place-des-femmes-l-europe-est-rongee-par-le-traditionalisme_1022415



Les féministes partent à l’assaut de l’Europe

C’est officiel ! Les féministes se lancent dans la bataille électorale. A l’image d’autres pays comme la Suède, elles ont décidé de lancer leurs propres listes électorales pour les élections européennes de mai. Féministes pour une Europe Solidaire (FPES), mouvement intergénérationnel regroupant des féministes historiques comme Martine Storti, du Mouvement de Libération des Femmes mais aussi les plus jeunes générations du mouvement, sera présent en Île de France et au moins dans cinq régions. Ce mouvement veut proposer une autre Europe, plus solidaire.

Charte Européenne des droits fondamentaux

Au programme : l’inscription des droits à la contraception et à l’avortement dans la Charte Européenne des droits fondamentaux ou encore la défense d’une Europe qui garantisse l’emploi décent, le salaire égal pour travail égal à travers la mise en place d’un cadre européen de protection contre le développement des salariés pauvres. Lutter contre l’austérité budgétaire développée par la plupart des gouvernements européens est aussi une mesure forte apportée par FPES. L’anthropologue Françoise Héritier préside déjà le comité de soutien aux côtés de Michelle Perrot ou encore Christian Baudelot.

Caroline De Haas sera tête de liste en Île de France. La présidente de l’AEMF, Florence Lhote, conduira la liste dans la circonscription Grand Est.

Plus de détails : feministespouruneeuropesolidaire.wordpress.com

 



« La vie domestique »: Film coup de coeur de cette rentrée

 

Synopsis:

Juliette n’était pas sûre de vouloir venir habiter dans cette banlieue résidentielle de la région parisienne.  Les femmes ici ont toutes la quarantaine, des enfants à élever, des maisons à entretenir et des maris qui rentrent tard le soir. Elle est maintenant certaine de ne pas vouloir devenir comme elles. Aujourd’hui, Juliette attend une réponse pour un poste important dans une maison d’édition. Un poste qui forcément changerait sa vie de tous les jours.

 Notre critique :

 Avec une belle unité de lieu et de ton, la réalisatrice Isabelle Czajka lève le voile d’intimité qui sépare traditionnellement les existences policées de wonderwomen-femmes de leur vie domestique. La caméra plonge plein champ dans les existences de ces femmes comme nous, tiraillées entre le besoin de plaire, de séduire, de travailler, de s’occuper de leurs enfants. Czajka pointe habilement du doigt les impératifs d’une société et la tyrannie des convenances. Que doit faire Juliette, remarquablement interprétée par Emmanuelle Devos ? Subir ou fuir ? Servi par une mise en scène intéressante, ce film est résolument notre coup de cœur de la rentrée !

« La vie domestique » d’Isabelle Czajka

Avec Emmanuelle Devos, Laurent Poitrenaux, Julie Ferrier, Natacha Régnier, Héléna Noguerra

Sortie en salles le 2 octobre

Trois questions à

Isabelle Czajka, réalisatrice de « La Vie domestique »

1) Vous avez choisi d’adapter le roman « Arlington Park » de Rachel Cusk pour votre troisième film, est-ce que vous sentiez avoir envie de réaliser un film sur et autour des femmes ?

I.C. : Oui parce que je voulais réaliser un film qui parle de la diversité des tâches quotidiennes, parler des femmes, de l’occupation féminine mais aussi de leur travail. Le but n’était pas de faire un film sur des femmes au foyer, ce n’est d’ailleurs pas le cas. Faire un film qui montre comment les femmes bâtissent les maisons. Au départ, j’avais pensé adapter La Promenade au Phare de Virginia Woolf. Mais je voulais traiter de ce qui est contemporain, de la femme dans la société contemporaine. Et puis, par hasard, au fil de mes lectures, je suis tombée sur « Arlington Park » de Rachel Cusk. Il y avait une filiation avec Virginia Woolf et, dans le même temps, cela traitait du contemporain. Ce livre rejoignait mes interrogations sur les occupations féminines et il n’y avait pas de trame narrative trop forte, ce qui me permettait de l’adapter plus facilement.

2) Comment vous est venue l’idée du titre « La vie domestique » et comment, selon vous, les femmes peuvent en venir à assumer spontanément ce rôle ? 

I.C. : Je n’allais pas appeler le film « Arlington Park ». Non seulement cela ne disait rien à personne mais en plus j’ai toujours eu dans l’idée d’adapter le livre à une réalité française, de tourner le film en France. « La vie domestique » est un titre un peu littéraire. Il y a des références à La vie matérielle de Marguerite Duras que j’apprécie beaucoup et aussi à La vie mode d’emploi de Pérec. Le double sens de « domestique » n’était pas non plus pour me déplaire. Sur le fait que certaines femmes puissent assumer parfois spontanément un rôle domestique, je dirais que depuis toutes petites, elles sont conditionnées comme ça. Et beaucoup d’hommes, aussi. Les rôles sont distribués de manière insidieuse depuis très longtemps. On fait comme si les choses avaient évolué mais ce n’est pas tout-à-fait vrai. Il y a derrière nous des siècles de répartition des rôles que l’on adopte parfois sans s’en rendre compte. Ce film m’a aussi fait réfléchir à la façon dont, en élevant mes enfants, j’avais pu intérioriser certains rôles.

3) Est-ce que vous diriez que votre film est « militant » ? 

I.C. : Je récuse l’idée de « militant » et de film sociologique car elle ne rend pas justice à l’œuvre. Je pense que c’est contre-productif en art et je serais peinée si c’est ce que l’on voyait à travers mon film. Il y a quelque chose d’assez marketing au terme de « militant ». La démarche, quand j’écris, est plutôt de m’emparer de choses vécues. On peut dire que « La vie domestique » est politique, oui. Mais ce serait dommage qu’il soit réduit à ce terme de « militant », qui ne lui correspond pas.

Propos recueillis par F.L.

 



Création d’un Comité Interministériel aux Droits des Femmes

 

Jeudi dernier se tenait,  au Ministère des Droits des Femmes à Paris, une réunion de concertation pour la création d’un Comité interministériel aux droits des femmes. L’A.E.M.F. y était représentée par sa présidente, Florence Lhote.

Au programme : présentation du dispositif et implication des associations œuvrant pour les droits des femmes pour une parité effective et exemplaire au sein de l’État et de ses services, avec le cabinet de la Ministre des Droits des Femmes, Najat Vallaud-Belkacem.

Un espace dédié, http://www.femmes.gouv.fr, sera ouvert dans les jours qui viennent afin d’accueillir les contributions des associations au débat. Un bon début pour l’égalité femmes/hommes même s’il faut maintenant que tout cela soit suivi d’effets.



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