Campagne du Collectif Féministe Contre le Viol : « Rien ne devrait innocenter un violeur ».

Posté le 27 juin 2012

Le CFCV lance une grande campagne d’affiches en ce début juillet. L’AEMF appuie et relie l’information.

Absolument rien ne justifie qu’un homme oblige une femme

à un acte sexuel sans son consentement.

Tout acte de pénétration sexuelle sans consentement est un viol

Rien ne devrait innocenter un violeur.

Viols femmes informations 0 800 05 95 95

Les viols en France touchent plus de 75 000 femmes par an. Plus d’une femme sur 6 est victime d’une tentative de viol ou d’un viol au cours de sa vie.

 

Rien ne devrait innocenter un violeur.

Chaque année en France plus de 75000 femmes sont violées et en restent marquées. Mais le crime de viol reste encore largement impuni voire même excusé.

 

Une jupe trop courte, un excès d’alcool, un refus pas assez énergique ou un contrat de mariage: Tout est bon pour faire des victimes les coupables et les dissuader de porter plainte.

Pourtant tout acte de pénétration sexuelle sans consentement est un viol puni par la loi.

Face à un viol, vous n’êtes pas seule, nous pouvons vous aider.
Numéro vert : Femmes viols information 0800 05 95  95

Trois situations encore malheureusement trop banalisées :

Dans le couple : Le viol conjugal représente un tiers des viols.  Ces viols sont les plus graves, les plus fréquents, les moins révélés, les moins criminalisés et les plus tolérés par notre société. Ils ont un retentissement majeur sur la santé des femmes.

Au travail : Ces agressions sont encore moins révélées, peu d’études sont réalisées. Une chape de plomb de notre société enferme les victimes dans le silence. Un véritable tabou où seule l’action de tous et de toutes peut permettre que de tels crimes cessent !

En boîte de nuit : Ces viols, qui touchent principalement des jeunes femmes, sont toujours expliqués et justifiés par des stéréotypes machistes (« Elle n’aurait pas dû boire autant », « Elle n’aurait pas dû porter une jupe aussi courte »…), n’ayant pour vocation que la responsabilisation de la victime et d’inverser ainsi la culpabilité !

De tels propos de l’entourage ne font qu’aggraver l’état de santé des victimes.
Le seul coupable, c’est l’agresseur ! Rien ne justifie d’être agressée !

Le viol est un crime, la victime n’est en rien responsable de l’agression qu’elle subit ! L’unique coupable du viol est l’agresseur ! Et les conséquences en matière de santé sont importantes pour la victime !

Collectif Féministe Contre le Viol : www.cfcv.asso.fr

 

Campagne du Collectif Féministe Contre le Viol :

 

Vous avez été victime de viol ? Comment faire pour porter plainte ?

¤ Les premières démarches

«Constitue une agression sexuelle toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise.»
Article 222.22 – Code pénal.

« Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui, par violence, contrainte, menace ou surprise, est un viol.»
Article 222.23 – Code pénal.

Quelles que soient les circonstances de l’agression, vous n’en êtes pas responsable. Rien ne justifie un viol ou une autre agression sexuelle. Autant que possible, ne restez pas seule, ne gardez pas le silence. Silence et secret ne profitent qu’aux agresseurs.

Si vous n’arrivez pas à parler, écrivez, exprimez-vous par le moyen qui vous convient.
Vous craignez peut-être les réactions de votre entourage. Vous avez peur qu’on ne vous croie pas.
N’hésitez pas à faire appel à une personne en laquelle vous avez confiance et essayez de lui faire le récit de ce qui vous est arrivé, même si vous ne pouvez pas le dire en une seule fois.

Après un viol ou une autre agression sexuelle, qu’ils soient récents ou anciens, vous avez besoin de soutien pour surmonter ce traumatisme.
Vous avez également besoin que l’agresseur réponde de ses actes devant la justice.
En conséquence, vous devez accomplir certaines démarches.

***

Téléphonez au 17 pour prévenir la police ou la gendarmerie qui mènera l’enquête.

Consultez un médecin. La police ou la gendarmerie pourra vous conduire à l’hôpital, éventuellement aux Urgences médico-judi-ciaires ou au pôle de référence régional d’accueil et de prise en charge des victimes de violences sexuelles, s’il en existe dans votre département ou votre région.

Dans la mesure du possible, ne vous lavez pas et conservez dans un sac en papier vêtements ou linges souillés qui pourront peut-être servir à identifier l’agresseur.

Même si du temps a passé depuis l’agression, adressez-vous à une association spécialisée qui pourra vous indiquer les démarches à suivre, au niveau médical, psychologique et judiciaire.

Informations trouvées sur le site du CFCV : www.cfcv.asso.fr

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