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Archive pour juin 2012

TENNIS – Après les déclarations de Gilles Simon se plaignant de la parité des dotations… – Vingtminutes

Gilles Simon est visiblement plus offensif comme syndicaliste que comme joueur. Fraîchement élu comme représentants de ses collègues à l’ATP, le Français a réclamé des primes moins importantes pour les filles que pour les garçons: «L’égalité des salaires, ce n’est pas un truc qui marche dans le sport», assure-t-il. Repris de volée par Marion Bartoli, le 13e mondial a au moins eu le mérite de lancer le débat. Que 20 Minutes prolonge avec des acteurs du circuit.

Jean-François Caujolle, organisateur du tournoi de Marseille

«Est-ce qu’on aborderait le sujet si on était dans une époque avec Hewitt ou Ferrero chez les hommes et Chris Evert ou Steffi Graf chez les femmes? Sur les Grand Chelem, la parité me gêne un peu. Parce que les efforts quand on est au meilleur des cinq sets ne sont pas les mêmes que pour ceux en trois sets. Cette parité dont on parle, ce n’est pas celle de l’Assemblée nationale, où hommes et femmes peuvent défendre les mêmes projets avec la même efficacité. Chez les filles, les demi-finales du jeudi ou la finale du samedi se vendent moins bien, même au marché noir. Pour moi, la méthode égalitaire, ce n’est pas de mettre hommes et femmes en même temps. Le circuit féminin s’auto-génère, il a sa propre économie. Et dans ce cadre-là, ça ne me dérangerait pas que les femmes gagnent plus si elles dégagent plus de revenus.» 

Frédéric Fontang, coach de Caroline Garcia et ancien coach de Jérémy Chardy

«En venant des deux milieux, je trouve que c’est important de ne pas revenir sur la parité parce qu’il y a moins de gains chez les femmes d’une façon générale. C’est important qu’il y ait ce rééquilibrage au moins sur les Grands Chelem. Dans le tennis féminin, il faut vraiment être dans les 30 premières pour bien gagner sa vie, payer un entraîneur. Alors que chez les garçons, quand on est dans les 50 premiers, c’est déjà conséquent. Et ce serait dommage de s’arrêter au format des matchs (deux sets gagnants chez les filles. Trois chez les hommes). Jérémy Chardy s’entraînait moins que Caroline Garcia en termes d’horaires journaliers. Après, même si le tennis féminin a progressé, l’argument selon lequel le tennis masculin draine plus de sponsors est valable. Mais il y a des spectateurs qui aiment bien le jeu féminin. Avoir cette variété, c’est intéressant.»

Nathalie Tauziat, ancienne joueuse, ex-3e mondiale

«C’est marrant, ce genre d’affaire sort toujours pendant Wimbledon. Ça me fait marrer. La polémique est là depuis bien longtemps. J’ai tellement entendu de bêtises par rapport à tout ça, avant Gilles Simon. Aujourd’hui, les filles méritent amplement ce qu’elles gagnent. Ce serait dommage de revenir en arrière. J’espère que Gilles a autre chose à penser que ça. Il y aura toujours des garçons pas satisfaits de la parité. S’ils disent qu’ils jouent plus longtemps, et bien ils n’ont qu’à jouer en trois sets eux aussi. Est-ce que ça ne les ennuie pas de jouer en cinq sets? Je vous ai amené une solution là. Il ne faut pas comparer. Dans les finales de Grands chelem, les femmes remplissent autant les tribunes que les hommes. Et sur certains tournois, comme Rome ou Madrid, même les garçons ne remplissent pas les tribunes. On passerait aussi moins de temps qu’eux sur le court. Mais un jour j’ai passé 4h17 sur un court. Je ne suis pas allée me plaindre.»

Romain Scotto et Antoine Maes, vingtminutes.fr - merci Marie-Anne


Campagne du Collectif Féministe Contre le Viol : « Rien ne devrait innocenter un violeur ».

Le CFCV lance une grande campagne d’affiches en ce début juillet. L’AEMF appuie et relie l’information.

Absolument rien ne justifie qu’un homme oblige une femme

à un acte sexuel sans son consentement.

Tout acte de pénétration sexuelle sans consentement est un viol

Rien ne devrait innocenter un violeur.

Viols femmes informations 0 800 05 95 95

Les viols en France touchent plus de 75 000 femmes par an. Plus d’une femme sur 6 est victime d’une tentative de viol ou d’un viol au cours de sa vie.

 

Rien ne devrait innocenter un violeur.

Chaque année en France plus de 75000 femmes sont violées et en restent marquées. Mais le crime de viol reste encore largement impuni voire même excusé.

 

Une jupe trop courte, un excès d’alcool, un refus pas assez énergique ou un contrat de mariage: Tout est bon pour faire des victimes les coupables et les dissuader de porter plainte.

Pourtant tout acte de pénétration sexuelle sans consentement est un viol puni par la loi.

Face à un viol, vous n’êtes pas seule, nous pouvons vous aider.
Numéro vert : Femmes viols information 0800 05 95  95

Trois situations encore malheureusement trop banalisées :

Dans le couple : Le viol conjugal représente un tiers des viols.  Ces viols sont les plus graves, les plus fréquents, les moins révélés, les moins criminalisés et les plus tolérés par notre société. Ils ont un retentissement majeur sur la santé des femmes.

Au travail : Ces agressions sont encore moins révélées, peu d’études sont réalisées. Une chape de plomb de notre société enferme les victimes dans le silence. Un véritable tabou où seule l’action de tous et de toutes peut permettre que de tels crimes cessent !

En boîte de nuit : Ces viols, qui touchent principalement des jeunes femmes, sont toujours expliqués et justifiés par des stéréotypes machistes (« Elle n’aurait pas dû boire autant », « Elle n’aurait pas dû porter une jupe aussi courte »…), n’ayant pour vocation que la responsabilisation de la victime et d’inverser ainsi la culpabilité !

De tels propos de l’entourage ne font qu’aggraver l’état de santé des victimes.
Le seul coupable, c’est l’agresseur ! Rien ne justifie d’être agressée !

Le viol est un crime, la victime n’est en rien responsable de l’agression qu’elle subit ! L’unique coupable du viol est l’agresseur ! Et les conséquences en matière de santé sont importantes pour la victime !

Collectif Féministe Contre le Viol : www.cfcv.asso.fr

 

Campagne du Collectif Féministe Contre le Viol :

 

Vous avez été victime de viol ? Comment faire pour porter plainte ?

¤ Les premières démarches

«Constitue une agression sexuelle toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise.»
Article 222.22 – Code pénal.

« Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui, par violence, contrainte, menace ou surprise, est un viol.»
Article 222.23 – Code pénal.

Quelles que soient les circonstances de l’agression, vous n’en êtes pas responsable. Rien ne justifie un viol ou une autre agression sexuelle. Autant que possible, ne restez pas seule, ne gardez pas le silence. Silence et secret ne profitent qu’aux agresseurs.

Si vous n’arrivez pas à parler, écrivez, exprimez-vous par le moyen qui vous convient.
Vous craignez peut-être les réactions de votre entourage. Vous avez peur qu’on ne vous croie pas.
N’hésitez pas à faire appel à une personne en laquelle vous avez confiance et essayez de lui faire le récit de ce qui vous est arrivé, même si vous ne pouvez pas le dire en une seule fois.

Après un viol ou une autre agression sexuelle, qu’ils soient récents ou anciens, vous avez besoin de soutien pour surmonter ce traumatisme.
Vous avez également besoin que l’agresseur réponde de ses actes devant la justice.
En conséquence, vous devez accomplir certaines démarches.

***

Téléphonez au 17 pour prévenir la police ou la gendarmerie qui mènera l’enquête.

Consultez un médecin. La police ou la gendarmerie pourra vous conduire à l’hôpital, éventuellement aux Urgences médico-judi-ciaires ou au pôle de référence régional d’accueil et de prise en charge des victimes de violences sexuelles, s’il en existe dans votre département ou votre région.

Dans la mesure du possible, ne vous lavez pas et conservez dans un sac en papier vêtements ou linges souillés qui pourront peut-être servir à identifier l’agresseur.

Même si du temps a passé depuis l’agression, adressez-vous à une association spécialisée qui pourra vous indiquer les démarches à suivre, au niveau médical, psychologique et judiciaire.

Informations trouvées sur le site du CFCV : www.cfcv.asso.fr



Belkacem veut abolir la prostitution (Europe1.fr)

La ministre des Droits des femmes compte organiser une « conférence de consensus » sur le sujet.

La ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem relance dans le Journal du Dimanche le débat sur le statut pénal de la prostitution. « La question n’est pas de savoir si nous voulons abolir la prostitution, la réponse est oui. Mais de nous donner les moyens de le faire, a déclaré la ministre. Mon objectif, comme celui du PS, c’est de voir la prostitution disparaître. »

Un homme sur huit

Actuellement, recourir à une personne prostituée n’est pas un délit en France. Depuis 2003, la loi française punit le racolage passif, c’est-à-dire celui exercé par la personne prostituée sur la voie publique, de deux mois d’emprisonnement et de 3.750 euros d’amende.

Ce texte est dans les faits peu appliqué et ne prévoit rien contre les clients. D’après une récente enquête du Mouvement du Nid, un homme sur huit a déjà eu recours à une prestation sexuelle tarifée.

Durant la campagne, François Hollande avait annoncé son intention de supprimer ce délit de racolage passif qui « conduit à repousser la prostitution dans des zones peu accessibles pour les associations ». Quant à la pénalisation des clients, « la réflexion doit être ouverte », avait-il ajouté, expliquant que « disposer librement du corps d’une autre personne » contre paiement était « dans les textes internationaux une atteinte aux droits humains ».

Selon diverses estimations, environ 20.000 personnes se prostituent en France, dont 70 à 80% de femmes et 80% d’étrangers (Balkans, Afrique, Amérique du Sud, Chine). Plusieurs associations pensent toutefois que ce chiffre est sous-évalué.

« Un chantier de long terme »

« Je ne suis pas naïve, je sais que ce sera un chantier de long terme », précise Najat Vallaud-Belkacem en expliquant que la « position abolitionniste » du PS est « le fruit d’une réflexion tirant les leçons des insuffisances des dispositifs actuels ».

L’abolitionnisme divise les associations et se heurte à l’opposition des prostitué(e)s indépendants, qui jugent que cela mettrait en danger leur subsistance et leur sécurité en les poussant vers plus de clandestinité. Mais selon Guy Geoffroy, le député PS à l’origine d’une résolution parlementaire de 2011 préconisant de pénaliser les clients, « neuf personnes prostituées sur dix sont victimes de la traite des êtres humains ».

Rappelant le vote de la résolution, Najat Vallaud-Belkacem assure dans le JDD que le ministre de l’Intérieur Manuel Valls et elle « ne resteront pas inactifs sur cette question ». « Pour tirer toutes les conséquences de la résolution de l’Assemblée nationale, nous organiserons une conférence de consensus », ajoute-t-elle sans plus de précision.

Le nombre de prostitués a doublé dans le Bois de Boulogne

La pénalisation des clients sur le modèle de ce qui se pratique en Suède depuis 1999, avait également été défendue l’an passé par Roselyne Bachelot, alors ministre de la Santé, pour qui « il n’existe pas de prostitution libre, choisie ou consentie ».

Cette semaine, le préfet de police de Paris Bernard Boucault a déclaré que le nombre de personnes faisant commerce de leur corps avait doublé en 2011 dans le Bois de Boulogne, haut-lieu de la prostitution parisienne. Cette augmentation s’explique notamment par l’afflux de jeunes femmes roumaines ou bulgares, exploitées par des réseaux de proxénétisme, selon les associations.

Europe1.fr – lien ici

Belkacem veut abolir la prostitution (Europe1.fr) dans Articles relevés dans la presse sean-penn

(Image :  Sean Penn – campagne américaine contre la prostitution infantile)



Enfin une loi en vue contre le harcèlement sexuel !

Le nouveau projet de loi concernant le harcèlement sexuel a été présenté en Conseil des Ministres le mercredi 13 juin 2012, conjointement par la  Ministre de la Justice, Christiane Tubira et la Ministre des Droits des Femmes, Najat Vallaud-Belkacem.

Petit rappel historique :l’ancienne loi sur le harcèlement sexuel a été abrogée le 4 mai dernier par le Conseil Constitutionnel, jugeant le délit trop flou (« le harcèlement est le fait de harceler dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle »). Depuis cette date, il existe un véritable vide juridique en ce qui concerne le harcèlement sexuel.

Il était donc urgent de réagir. La nouvelle loi se propose de le faire en aggravant les peines précédentes. « Notre objectif était de préciser le délit et de prendre en compte l’ensemble des situations, y compris celles qui se déroulent en dehors du monde du travail, affirme Mme Vallaud-Belkacem. La nouvelle définition est élargie et adossée à une échelle des peines graduée. »

Ce projet présente deux cas de figure bien distincts : dans le premier volet, le harcèlement sexuel consiste à « imposer à une personne, de façon répétée, des gestes, propos ou tous autres actes à connotation sexuelle, soit portant atteinte en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créant pour elle un environnement intimidant, hostile ou offensant ».

Ce texte ne protège pas seulement les femmes, mais aussi les homosexuels et les transsexuels. Il prévoit une peine d’un an de prison et 15 000 euros d’amende.

Le deuxième volet concerne  le harcèlement qui  »même en l’absence de répétition, s’accompagne d’ordres, de menaces, de contraintes ou de toute autre forme de pression grave accomplis dans le but réel ou apparent d’obtenir une relation sexuelle, à son profit ou au profit d’un tiers » . Il est cette fois puni de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende.

Enfin, la peine est de trois ans et 45 000 euros si les faits sont commis par une personne « qui abuse de l’autorité que lui confèrent ses fonctions », sur un mineur de 15 ans, une personne vulnérable, ou s’ils sont commis en réunion.

Ce texte semble donc plus précis et plus solide juridiquement que les précédents, d’autant plus qu’il a déjà été validé par le Conseil d’Etat. Mais il suscite déjà de nombreuses réserves de la part de plusieurs asssociations féministes, notamment l’Association Européenne contre les Violences Faites aux Femmes (AVFT). Sa présidente,  Marilyn Baldeck, déplore que « les peines encourues soient inférieures à celles qui punissent le vol »  et pose cette question :

« Qu’est-ce qui est le plus grave, un harcèlement lors d’un entretien d’embauche, ou la première forme du délit, qui vise une personne déjà en poste, et qui va porter atteinte à sa santé, sa dignité, à ses conditions de travail ? »,. Par ailleurs, elle déclare : « les mots choisis par le législateur pour prouver l’absence de volonté de la victime sont importants. ’Imposer‘ est un piège. Il va falloir prouver des menaces alors que la contrainte est inhérente au contrat de travail. Nous aurions préféré « faire subir »

Cette nouvelle loi devrait être présentée en procédure accélérée, soit début juillet au Sénat et fin août à l’Assemblée,où elle pourra être modifiée. Mais en aucun cas elle ne sera rétroactive, ce qui provoque la déception des victimes de harcèlement et des associations féministes. La partie est encore loin d’être gagnée pour la défense  des droits  des femmes.

Laurent George – stagiaire à l’AEMF (merci et bienvenue à lui !)

Enfin une loi en vue contre le harcèlement sexuel ! dans Articles écrits par l'AEMF Najat-Belkacem

(Photo : Najat Vallaud-Belkacem)

Si vous souhaitez en savoir plus sur ce thème, rappelons que nous vous donnons rendez-vous demain à 15h au café Jehanne d’Arc à Metz (près des Trinitaires) pour en débattre autour d’un juriste. Vous pourrez lui poser toutes vos questions et cela peut vous être utile si vous y êtes un jour confronté. Profitez-en !

 



Du féminisme Allemand au féminisme Français

Une des membres du bureau, Aude, très attachée à l’Allemagne, nous propose cet interview d’Alice Schwarzer.

Cette figure symbolique du féministe allemand a été invitée le 4 mai 2012 au Goethe-Institut de Paris à l’occasion d’une lecture publique d’extraits de sa biographie, « Lebenslauf », d’où l’interview.

Elle a en quelques sortes importé le féminisme en France en devenant à Paris une des pionnières du MLF (Mouvement de Liberation des Femmes). Elle fut une amie intime de Jean-Paul Sartre et de Simone de Beauvoir.

Voici les deux versions (anglaise puis allemande) de cette interview.

“I don’t think much of ‘feminizing society’” – An Interview with Alice Schwarzer

Alice Schwarzer; © www.bettinaflitner.deAlice Schwarzer has been the face of feminism in Germany for decades. In 2011 she brought out her autobiography to a surprisingly benevolent reception by critics. Goethe.de interviewed her.Ms. Schwarzer, in 1949 Simone de Beauvoir noted that the struggle had been won. Twenty years later, you thought women had still achieved almost nothing. Surely that has changed since the 1970s. Do you look upon the struggle of the women’s movement as won or lost today? There’s a difference of course between feminism, the women’s movement, and the de facto social development, that is, the active participation of women in working life, in public life and in politics. What role does feminism play today?

The women’s movement of the 1970s is undoubtedly the most momentous social movement of the second half of the twentieth century. In the past forty years we feminists have stirred up a real cultural revolution! Today the world is open to women, at least theoretically. Women have access to all sectors of society, and the first women are penetrating male-dominated domains; Germany even has a woman chancellor. And more and more fathers know or at least suspect that it’s no longer enough to take their son to the football field on Sunday or to buy their daughter an ice-cream once in a while. We women have made progress by leaps and bounds.

At the same time, this progress isn’t guaranteed; it has to be defended anew every day. As, for example, the right to abortion. There are still some of the old problems, plus new ones. Women have conquered the professional world, but men still don’t shoulder their half of the housework. And above all there still exists the problem of familial and sexual violence. This humiliates both children and women and makes their lives unsafe. Today such sexual violence is openly played down or even propagated – by the approving of prostitution and the ubiquity of pornography. By pornography I mean the linking of sexual desire with the lust for humiliation and violence. That destroys not only women and children; it also destroys men’s desire, in short, their pleasure. So there still remains much to do for feminists and their sympathizers.

 

“My life story is both typical and untypical”

Cover of the book  “Lebenslauf”(Curriculum Vitae); © Kiepenheuer & WitschWhat role has feminism played, particularly in your life?

I’ve just published the first part of my memoirs. My “CV”. My life story is both typical and untypical. Typical is that I’m a girl of the post-war period, when women were the really strong figures and men were insecure – but therefore asserted their superiority all the more resolutely. Untypical is that I grew up with very young grandparents. They were not only offensively anti-Nazi, but there was also a certain role reversal: my grandfather was my social mother, was responsible for taking care of me and feeding me, while my grandmother was the one who set the political tone.

 

 

 

(suite…)



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