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Archive pour septembre 2010

Quoi de neuf ?

Feuilles mortes et cartables … c’est la rentrée pour nous aussi ! En octobre, deux événements :

* un nouveau café-débat à la fin du mois, sur lequel vous aurez bientôt de nouvelles informations ;

* la reprise de La Maison des Etudiantes, les groupes de paroles pour les femmes à l’Université de Metz, qui aura lieu normalement un jeudi par mois.

… et beaucoup d’autres projets sur le feu pour cette nouvelle année, comme une exposition d’oeuvres d’arts. Nous sommes toujours une équipe pleine d’idées et d’énergie. Rejoignez nous pour nous aider à faire bouger les choses, ou à bientôt dans nos différentes manifestations !

Bonne rentrée à tous.

Ps. Désormais, les nouvelles concernant directement l’association seront publiées en bleu, pour vos permettre de les reconnaître au premier coup d’oeil. Vous pouvez également toutes les retrouver en une seule fois en cliquant sur « Les actions de l’association » à droite.



«La réforme des retraites va accroître les inégalités hommes-femmes»

Caroline de Haas, d’Osez le féminisme, appelle à manifester contre le projet de réforme du gouvernement, pour que les femmes ne «paient pas le prix fort».

Le projet de réforme des retraites du gouvernement est-il «macho»?

En fait, cette réforme est dangereuse pour tous les salariés, mais les femmes vont s’en prendre encore plus dans la figure. Parmi les salariés, elles sont souvent les plus précaires et celles qui travaillent le plus longtemps. A 65 ans (l’âge du taux plein dans le système actuel, ndlr), 30% des femmes liquident leur retraite contre 5% des hommes. Eux sont plus à l’abri des carrières en dents de scie, des temps partiels, des contrats précaires et puis, évidemment, des ruptures de carrière dues aux congés maternité. Donc, les femmes se retrouvent à devoir travailler plus longtemps.

Si on recule l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans et l’âge de départ à taux plein de 65 à 67 ans, ce sont donc elles qui vont payer le prix fort. En effet, le taux d’emploi des femmes entre 60 et 65 ans est de 4%, la grande majorité a soit des petits boulots, soit est au chômage. Retarder l’âge de départ à taux plein c’est donc allonger cette période de précarité.

Celle qui ont les moyens vont se payer une retraite, et on passera du système par répartition à une retraite par capitalisation. Celles qui ne le peuvent pas vont basculer dans la précarité. Le minimum vieillesse, aujourd’hui, est de 677 euros par mois. Qui peut croire qu’on peut vivre décemment avec ça?

Quelles sont les femmes qui seraient le plus touchées?

Celles qui ont des carrières en dents de scie, qui ont beaucoup d’enfants et s’arrêtent pour leurs congés parentaux, celles qui ont des contrats précaires. 80% des salariés en contrat précaire et des salariés à temps partiel sont aujourd’hui des femmes. Comme plus de 80% des salariés touchant moins que le Smic. Beaucoup de femmes sont donc concernées, pas seulement une petite frange.

La réforme des retraites: nouveau cheval de bataille féministe?

Oui, dans la mesure où ce projet va construire une société où les inégalités entre hommes et femmes vont s’accroître. Il va attaquer petit à petit l’indépendance économique et financière des femmes, qui est quand même récente: ce n’est que depuis 1965 qu’une femme peut travailler sans l’autorisation de son mari, ouvrir seule un compte en banque. C’est une bataille très importante pour les féministes car qui dit indépendance financière dit possibilité de faire ses choix de vie, de travailler, de décider ce qu’on veut faire de son corps.

Quelle est la réalité des inégalités hommes-femmes sur les retraites aujourd’hui?

La retraite moyenne des hommes est de 1.500 euros, celle des femmes, moins de 900 euros. 40% , c’est quand même un sacré écart. Si l’objectif de la réforme, comme le dit le gouvernement, c’est de garantir un niveau de retraite décent pour toutes et pour tous, cela commencerait par des mesures d’ampleur sur le marché du travail: lutter contre les contrats précaires, faire en sorte que les congés parentaux soient partagés à égalité, rehausser les salaires des femmes, encore victimes de grosses inégalités à responsabilités égales, et forcer les entreprises à appliquer les lois sur l’égalité professionnelle.

N’y a-t-il aucune avancée pour les femmes, dans la réforme?

Il y a quand-même un élément intéressant, il s’agit de prendre en compte l’indemnité journalière qu’on touche pendant son congé maternité pour le calcul de la retraite. En moyenne, une femme fait deux enfants. C’est donc 32 semaines de congé maternité sur… 2.000 semaines de cotisation! Si le gouvernement veut nous faire croire qu’en améliorant la situation des femmes sur 32 semaines en moyenne, il va changer de manière assez forte leur niveau de leur retraite, il nous prend pour des imbéciles. C’est une mesure compensatoire qu’il fallait prendre depuis longtemps, mais c’est juste ridicule!

www.liberation.fr, M.E et L.E.Q

 

«La réforme des retraites va accroître les inégalités hommes-femmes»



La guerre des genres dans les toilettes

Et si la discrimination entre les hommes et les femmes se poursuivait jusque dans les toilettes ? 

Culottée, l’expo proposée par le service public de l’assainissement francilien (Siaap) pour fêter ses quarante ans ! « Chiotissime ! », qui se tient à ciel ouvert jusqu’au 20 octobre sur le boulevard parisien de la Bastielle (12e), offre en quarante-huit photos un aperçu insolite et souvent cocasse des WC, vespasiennes et autres lieux d’aisances utilisés dans le monde. L’occasion de poser publiquement cette question qui, personnellement, me laisse furibarde depuis des lustres : pourquoi y’a-t il toujours la queue devant les toilettes pour femmes et jamais devant celles des hommes ? La réponse coule de source : eux et nous ne les utilisons pas de la même manière. Ni à la même vitesse. Une femme y passe en moyenne 3 minutes, un homme 83,6 secondes, affirme une étude américaine menée en 1988. Un chronométrage plus récent accorde aux une de 80 à 97 secondes, aux autres entre 32 et 47 secondes. Mais la proportion reste inchangée : pour des raisons anatomiques, hygiéniques et vestimentaires, les femmes restent deux fois plus de temps au petit coin que les hommes. Alors que le nombre de sanitaires, dans la très grande majorité des bâtiments publicq, est identique pour chaque sexe. Et sans compter les urinoirs ! Comment expliquer la persistance d’une telle « injustice » ? « On peut juger de la puissance d’une nation à ses toilettes, et mesurer la position réelle des femmes dans une société à la longueur de leurs files d’attente », répond l’urbaniste britannique Clara Greed, qui y voit une preuve flagrante de la fracture sexuelle, au même titre que les écarts de salaires en entreprise ou la répartition des tâches domestiques.

Pictogrammes sexistes

Ce n’est pas Marissa qui la contredira. Cette étudiante en sciences politiques de l’université de Toronto a récemment publié sur son blog (hystericalmarissa.blogspot.com), sous le titre Sexe, genre et toilettes, une impressionnante collection des pictogrammes masulin-féminins utilisés dans le monde pour désigner cet incontournable endroit. « Typiquement, cette signalétique décrit les hommes comme des personnes en pantalon, et les femmes comme des personnes en jupe », remarque-t-elle. Un homme sur deux a beau être une femme, devant les toilettes comme dans la langue française le masculin l’emporte sur le féminin.

Catherine Vincent, Le Monde Magazine du 18 septembre 2010.

Petit ajout personnel pour une autre injustice : en général le pictogramme « Ici on peut changer la couche de son bébé » se trouve sur la porte des toilettes des femmes …

 

La guerre des genres dans les toilettes 5391toilet_homme_vs_femme



Une nouvelle avancée contre les grossesses non désirées

Si on connait la Pilule du Lendemain, on connait moins bien la Pilule du Sur-lendemain. Elle permet d’éviter une grossesse non souhaitée après un rapport sans contraception, comme sa voisine, mais cette fois ci, jusqu’à cinq jours après ledit rapport, contre trois jours pour la Pilule du Lendemain.

Si elle revient sur le devant de la scène ces derniers jours, c’est parce qu’on a appris ce lundi qu’elle sera désormais remboursée à 65% par la Sécurité Sociale, (elle coûte environ 24 euros). On est loin du remboursement intégral demandé par le Planning Familial après la mise au point de ce médicament, il y a un an, mais il s’agit tout de même là d’un bel effort qui lui permettra d’être plus utilisée, car rappellons qu’en France, 210.000 femmes par an subissent une Interruption Volontaire de Grossesse. Les Pilules du Lendemain et du Surlendemain sont donc un moyen d’éviter la douleur psychologique et physique de l’IVG, d’où l’importance qu’elles soient le plus disponibles et le moins onéreuses possible.

Cependant, une ordonnance restera obligatoire pour l’obtenir. Un problème pour le Planning Familial puisque cela signifie qu’une mineure ne pourra pas en bénécifier sans que ses parents soient mis au courant. Aucun changement pour celles veulent garder le secret donc : elles devront continuer à se contenter de la Pilule du Lendemain, qui peut être obtenue sans ordonnance ni questions dans une pharmacie, mais qui devra être payée de leur poche et prise dans un délai de soixante douze heures maximum, chaque heure écoulée diminuant son efficacité.

Tordons enfin le cou à une idée reçue : ni l’une ni l’autre ne peut être utilisée comme contraception, parce qu’elles ne protègent absolument pas pour le prochain rapport et qu’une prise trop fréquente n’est pas recommandée, à cause de la grande dose d’hormones qu’elle provoque. Elle n’est qu’une méthode d’urgence exceptionnelle. Alors, comment ça marche ? Sa prise n’arrête pas une grossesse si elle est déjà en cours. Elle ne fait que bloquer l’ovulation et donc empêcher que l’oeuf ne se féconde dans l’utérus. S’il est déjà fécondé, elle sera inutile. D’où l’intérêt d’avoir une contraception, préservatif, stérilet, pilule, patch, …



Les femmes déferlent sur la blogosphère

La bande dessinée n’est plus une affaire d’hommes ! On voit depuis quelques années fleurir un nouveau phénomène dans la blogosphère : des femmes qui nous font partager en images, avec humour et sans se prendre au sérieux, leur quotidien … voici quelques liens (tous vraiment différents les uns des autres, donc si vous n’aimez pas les premiers, perséverez !) :

Au crayon … Leslie Plée

Une messine … Un crayon dans le coeur

Un dessin, une pensée … Tabula Rasa

Caricature assumée … Margaux Motin

On ne la présente plus … Pénélope Jolicoeur

Girly … Dragib

La pulpeuse … Olivia à Paris

De la maternité … Je veux un bébé

Pas de chichis … Les BD de Pauline

Là non plus … Lili aime le nougat

Plus doux … Les Madeleines de Maddy

Djeuns … Sanna K

Animalier … Paulinka

Grand fouillis … Hildebear

Chamallow style … Joranne bagoule

 

Et puis, deux blogs sans dessins :

De l’art d’être une belle mère … La marâtre joyeuse

Deux femmes, deux mères … Une famille lesbienne

Et quelques photos pour terminer … pour celles qui aiment les fringues : The cherry blossom girl



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