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Archive pour June 2010

Revendications antisexistes

Déniché sur le blog Crêpe Georgette (clic clic). Je copie ce texte en entier, que notre association soit d’accord avec tous les points ou non, car chacun apporte une réflexion.

Avez vous des idées à ajouter ? Trouvez vous ces revendications pertinentes ? En trouvez vous au contraire certaines exagérées, inutiles ou déplacées ? Exprimez vous dans les commentaires …

Il y a quelques années un groupe de travail dont certains commentateurs/trices du blog faisaient partie, avait posé la base de revendications antisexistes.
A l’époque on avait envoyé ce texte à nos députés ; en pure perte, vous l’imaginez.
Avec les réseaux sociaux, il me semble que, si l’on s’attelle collectivement à diffuser ces revendications, on peut avoir davantage de succès.
Je vous propose donc de diffuser ce texte sur votre blog, facebook, twitter, bref ce que vous voulez.

Le sexisme est la discrimination d’un sexe sur l’autre. Le féminisme veut que cessent les discriminations à l’égard des femmes et, les études féministes s’orientant de plus en plus vers l’antisexisme, nous avons été amenés à étudier également les discriminations subies par les hommes, car elles découlent du même principe.

En matière de sexisme, l’essentialisme repose sur l’idée que la sexuation des humains devrait se traduire par une différence de statut et de traitement entre deux classes de sexe, avec en arrière-plan l’idée d’une complémentarité dans la différence qui trouverait sa pleine actualisation dans le couple hétéronormé.

Nous rejetons l’essentialisme, en ce qu’il :
- constitue le noyau dur du système sexiste contre lequel nous luttons
- nie l’existence des personnes intersexuées et transgenres
- freine la liberté des individus à concevoir leur identité en dehors de cadres sexués normatifs

Les principales revendications féministes sont les suivantes :

LUTTE CONTRE L’ESSENTIALISME ET LES STEREOTYPES DE GENRE

- Lutter contre les stéréotypes de genre dans l’éducation, l’enseignement, les médias, les jouets.
- Mise en place de campagnes pour valoriser le partage des tâches ménagères.
- Les échographies doivent juste servir à détecter d’éventuelles maladies et non plus le sexe de l’enfant ; sa connaissance favorisant l’essentialisme.

LOIS

- Promulgation d’une loi anti-sexiste équivalente à la loi anti-raciste
- Le terme de proxénétisme doit être redéfini afin de ne pas y inclure les éventuels compagnons et compagnes d’une personne prostituée. Les peines contre le proxénétisme doivent être renforcées et les crimes supplémentaires que peuvent commettre les proxénètes (coups et blessures, viols …) doivent être jugés séparément.

(more…)



Cinq jours en Niqab – Une enquête de Marie-Claire

Une journaliste du magazine Marie-Claire, Elisabeth Alexandre, a passé une semaine … sous un Niqab (voile intégral). Voici son récit jour après jour, trouvé sur marieclaire.fr.

 

Premier jour en Niqab

Je ne veux me mettre à la place de personne. Je veux juste vivre pendant une semaine avec le visage et le corps entièrement recouverts d’un tissu noir, me mettre non pas dans la peau mais dans le voile d’une de ces femmes qui inquiètent la République, sentir de l’intérieur le frottement du Niqab* sur mon front et mes joues, regarder le monde et être regardée par lui à travers un écran total.

Première étape, l’achat du costume. Je prépare une justification : une nièce de province convertie à qui j’ai promis un voile intégral. En fait, dans la petite boutique de la rue Myrrha, Paris 18e, on ne me demande rien. J’achète sans problème une abaya de taille 56 fabriquée à Dubaï, un large foulard, une paire de gants et le fameux Niqab, le tout pour 45 €. De retour chez moi avec Alain, notre photographe, j’enfile mon attirail. Au fur et à mesure que je disparais sous le tissu, j’ai l’impression d’être un dessin qu’on gomme. Je me précipite devant un miroir en pied. Sous mes voiles noirs, il ne reste presque plus rien de moi, juste les yeux, même pas les sourcils. Alain et moi sommes sidérés par l’étrangeté de ma silhouette. Nous sortons. Je me cramponne à la rampe en priant pour ne pas croiser un voisin. Comme je ne vois pas mes pieds, j’ai peur de tomber. Je me lance, ouvre la porte cochère et débouche dans la rue où j’ai le sentiment paradoxal d’être totalement exposée. Moi qui ai l’habitude de marcher comme un soldat à la parade, je me rends compte que je trottine, que le bouillonnement du tissu autour de mes jambes ralentit mon rythme.

Passage chez ma boulangère qui me fixe avec de gros yeux sévères avant de reconnaître ma voix lorsque je lui demande une baguette « archi-cuite ». Elle se radoucit et me dit en riant : « Ben, qu’est-ce qui faut pas faire pour gagner sa vie ! » Nous descendons la rue jusqu’à un café où je me mets en terrasse. Alain, de l’intérieur, tente de capter le regard des passants avec son objectif. J’essaye d’allumer une cigarette. Je soulève le voile, allume, puis rabats distraitement le tissu sur le bout incandescent avant de me rendre compte de mon erreur. Même galère pour avaler une goutte de café. On commence à me regarder avec insistance. Telle que je suis, soufflant ma fumée à travers mon niqab, je suis une « incongruité » totale, une insulte pour certains. Quelques hommes s’énervent. « Cette femme est déguisée, elle ne prie pas, elle se fout de nous ! » Un autre me dit doucement :« Vous devez vous couvrir pour la prière, mais pas tout le temps… » Je n’ai pas de respect particulier pour ce que les hommes ont fait des religions mais je n’aime pas blesser. Nous partons. Passons devant un kiosque. Au dos, une pub pour « Charlie Hebdo », deux femmes en burqa qui cherchent leur point G. Je souris et je précise à Alain : « Là, je suis en train de sourire… » Je réalise qu’on ne peut pas voir mes expressions, je suis obligée de les décrire comme si j’étais avec un aveugle.

* Même si les médias utilisent le mot « Burqa », la housse bleue grillagée que les talibans pachtounes imposent aux Afghanes n’existe pas en France.

 

Cinq jours en Niqab - Une enquête de Marie-Claire 7da4161016eemiere

 

Deuxième jour en Niqab

Escale à Marie Claire. Devant le siège du groupe, c’est un festival de regards hostiles, plein d’incompréhension. Je dis bonjour à certaines qui me répondent sèchement qu’elles ne parlent pas à quelqu’un qu’elles ne voient pas, qui s’étonnent qu’une femme en voile intégral puisse travailler au groupe Marie Claire. D’autres me reconnaissent à la voix, à la forme avachie de mon éternel sac à dos. Une maquettiste me dit : « Note que les jours où on a une sale gueule, ça doit être super-commode ! »

A la rédaction, c’est l’effervescence. On démarre la conférence mais ma présence opaque crée une telle distance que tout travail collectif devient impossible. Comme on ne me voit pas, on ne m’écoute pas. Je suis comme un trou noir qui aspire les pensées et les mots, un objet encombrant, un paquet de malaise posé sur une chaise. J’enlève mon masque et le remets pour prendre le métro. Je décide de me plonger dans un livre mais ne pouvant accrocher mes lunettes à mes oreilles, je dois y renoncer. Les voyageurs entassés me scrutent subrepticement, puis détournent la tête, comme devant une personne défigurée qui fascine et répugne. Je pense à tout ce qu’a dû endurer Isabelle Dinoire, avant qu’on lui greffe un nouveau visage. J’essaye de me concentrer pour dégager de bonnes ondes, de croiser des regards. Peine perdue. Je n’en accroche aucun. Je suis dans l’impossibilité absolue de créer un de ces moments de complicité et de sympathie furtive qui égayent les trajets en métro. Je suis coupée des autres.

 

Troisième jour en Niqab

Je visionne sur Youtube des interviews de femmes niqabées, Kenza, Christelle, Dalila et les autres. « Je le porte depuis onze ans (…) Mon mari ne voulait pas (…) Je suis une femme moderne, je me maquille et je fais du karting (…) Le Niqab, c’est mon bonheur, c’est mon choix. Je ne fais de mal à personne… » Certaines ont la voix douce et joyeuse des nonnes cloîtrées. En face d’elles, Sihem Habchi, présidente de Ni Putes Ni Soumises, ou Jean-François Coppé, partisan de l’interdiction du voile intégral sur la voie publique avec amende de 750 € pour les contrevenantes. Entre les deux camps, dialogue de sourds… Dans les médias, on ne parle plus que de ça. Selon les renseignements généraux, il y aurait 1 900 femmes niqabées en France, mais comment les a-t-on comptées ? Comment savoir la proportion des volontaires ou pas ? Ce qui est certain, c’est que les femmes voilées de force ne sont pas sur les plateaux de télé.

Je pars chercher un colis à la poste. Dans la queue, deux femmes très aimables me signalent que mon sac est ouvert. Lorsque la postière arrive et s’adresse à la personne derrière moi, les deux femmes lui signalent que j’étais là avant. Compassion, refus militant de hurler avec les loups, c’est la première fois qu’on me traite comme si j’étais une vraie personne. Je tends ma carte d’identité à la préposée qui me remet mon paquet avec mauvaise grâce. Quand je m’étonne qu’elle n’ait pas demandé à voir mon visage, elle me répond sèchement qu’elle allait le faire. Son embarras est palpable. Rentrée chez moi, j’ôte mon niqab avec soulagement. La fente pour les yeux est si étroite que mes cils frottent sur mes cornées. Me voici transformée en femme d’intérieur, qui préfère rester chez elle plutôt que d’affronter la rue. Après seulement trois jours, je constate que le voile intégral pousse à la réclusion.

 

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Quatrième jour en Niqab

L’expérience commence à me peser, littéralement. Si je pouvais accorder un poids à tous les regards hostiles ou interloqués qui convergent vers moi, je croulerais sous des tonnes de curiosité, de jugement, de compassion ou de haine. Jamais de ma vie je ne me suis sentie à la fois aussi invisible et aussi exhibée. Alors que la dissimulation totale du corps et du visage doit sûrement viser à anéantir narcissisme et vanité, je me sens totalement consciente de moi-même, en même temps castrée et hyper-sexuée.

Ma housse noire, beaucoup plus qu’un string, souligne la charge censément érotique du moindre centimètre carré de ma peau. Lorsque je m’aperçois qu’une bande d’épiderme apparaît entre mes gants et les manches de mon abaya, cette surface nue me crève les yeux, perd son innocence. Mon corps entier devient scandaleux, susceptible, si je le dévoile, de provoquer le débordement pulsionnel d’hommes transformés en maniaques sexuels. Sous prétexte de protéger ma « pudeur », le voile noir qui m’enveloppe souligne le danger primordial que représente la chair féminine, la charge libidinale insoutenable qu’elle recèle. Depuis que je porte le Niqab, en plus de me vivre comme un monstre, je suis pour la première fois de ma vie une vraie « bombe sexuelle », un piège à fantasme.

Je remonte en trottinant le boulevard Saint-Germain, traînant dans mon sillage des regards aussi lourds qu’une batterie de casseroles et j’arrive chez un ami qui tient une librairie d’art sur la rive gauche. Quand il m’aperçoit, il profère un « houlala ! » accablé. Je rentre dans la librairie sans dire un mot. Un client m’aborde. Il est jeune et joli garçon. Il me dit : « Vous êtes très belle, le mystère incarné. Votre costume, c’est comme un habit de scène, un écran sur lequel on peut tout projeter. » Un autre enchaîne : «C’est comme une pochette-surprise… On ne sait pas ce qu’il y a dessous ! » Ils demandent à l’ami libraire ce qu’il en pense. « Cela ne m’intéresse pas. Pour moi, il n’y a personne. » J’enlève mon Niqab. Je sens que devant mon vrai visage, les fantasmes orientalistes du jeune homme s’arrêtent net. Le second client commente : « Pour moi, une femme entièrement voilée n’existe pas en tant qu’individu. En fait, elle devient un objet. Elle perd son humanité et son animalité, et donc, elle perd mon respect. Pas vue, pas de vie. »

 

Cinquième jour en Niqab

Direction Beaubourg. A l’entrée, un garde fouille mon sac sans demander à vérifier mon identité. Au rez-de-chaussée, un gamin pousse un cri de terreur en m’apercevant et, au dernier étage, lorsque je déambule devant les toiles de Soulages, noire contre noir, j’ai l’impression d’être peinte par l’artiste. Sur les coups de 16 heures, je me mêle aux mères de famille qui attendent leurs enfants devant une école maternelle. On me jette des regards par en dessous, le vide se fait autour de moi. J’éprouve de la honte. Je vais discuter avec deux femmes qui ont l’air bouleversées par ma présence. Je leur explique que c’est pour Marie Claire. Elles sont de confession musulmane. Elles me disent que ni leur mère, ni leur grand-mère n’ont jamais été voilées, qu’elles portent Dieu dans leur cœur et qu’elles n’ont pas besoin de se mettre un truc noir sur la tête, qu’elles connaissent des filles qui font ça juste pour se faire remarquer, qu’il ne faut pas parler mal de l’Islam. Je les rassure, leur exprime ma plus sincère sympathie. Je m’éloigne assez penaude, et le soir, je fourre mon costume en boule au fond d’un placard. A jamais…

 

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Marie-Claire, une enquête d’Elisabeth Alexandre, photos et textes copiés de www.marieclaire.fr



Garde partagée: facteur de réussite professionnelle pour les mères ?

Vu chez “Maman Travaille” :

Ces derniers jours, vous avez été très nombreuses (et nombreux) à évoquer la garde partagée comme facteur de réussite professionnelle des mères. Mais qu’en est-il en réalité ? Moins de 6% des enfants en bas âge sont gardés chez leur père, proportion qui augmente avec l’âge quand les enfants peuvent donner leur avis, et à peine plus de 10% pratiquent la garde alternée.

L’équation semble très simple: si votre enfant est gardé une semaine sur deux ailleurs que chez vous, c’est une semaine où vous n’avez pas à penser “mode de garde” et pouvez vous consacrer à vos activités. C’est en tout cas comme ça que Flora, 34 ans, voit les choses. Maman de Lou, 4 ans, elle a une organisation bien précise depuis qu’elle a quitté le père de sa fille.

” La semaine 1, j’ai Lou à la maison. Je quitte le travail à 18 heures pétantes pour aller la pendre à la garderie, et le mercredi je ne prends pas de pause dèj et pars vers 15 heures. Mon patron sait qu’il ne peut pas me demander de rester tard. La semaine 2, elle est chez son père à quelques rues d’ici: j’arrive au bureau à 8 heures pile, je reste jusqu’à 19, 20 heures et ensuite je vais souvent en afterwork ou dîner avec des collègues et la direction: c’est là, en off, que tout se joue, les promotions, les dossiers clés ” affirme Flora.

Mais elle peut se permettre ce fonctionnement: cadre, elle dirige une équipe de chargées de relations publiques et décide donc du planning. En outre, le père de sa fille joue le jeu et vit à proximité, ce qui est pratique pour l’école.

La garde partagée permet donc aux jeunes pères de rester investis, et de poursuivre un partage des tâches et de l’éducation amorcé à l’époque du couple et peut-être, de la naissance du bébé.

Mais encore faut-il que le jeune papa soit intéressé. “Eric était très papa poule malgré son travail prenant. Quand on s’est séparé, il m’a dit d’emblée qu’il n’avait pas les moyens de payer une nounou pour les sorties d’école, et que les premiers temps il n’aurait qu’un petit appartement: pas assez grand donc pour accueillir notre fille ! Pour info, nous gagnons le même salaire et il ne me verse aucune pension, ce qui est normal. Mais du coup j’ai la garde totale de notre fille et lui la prend un week-end par mois ! Le reste du temps il va au foot, voit des amis…” raconte Sabine, assistante de direction, un brin amère. D’après le site Parent-Solo, moins de 30% des pères la réclament !

A l’inverse, certains papas en colère peinent à l’obtenir. Farid a mis 3 ans à avoir la garde partagée, suite à une lourde et couteuse procédure judiciaire, puisque son ex ne voulait pas lui confier leurs deux enfants de 5 et 9 ans une semaine sur deux. ” Ma femme me quitte. Elle déménage en grande banlieue avec son nouveau mec, et veut que je garde mes gosses deux jours par mois ! Je suis révolté ! ” Pour Farid, les jeunes mères ont encore ce “pouvoir”, même si les JAF (juges aux affaires familiales) commencent à généraliser les gardes partagées quand les parents sont d’accord.

Et l’enfant dans tout ça ? Aucune étude n’a pu sortir sur les “chamboulements” d’avoir deux chambres, deux bureaux, deux lits: mais c’est de toute façon le cas même quand les parents sont séparés et que les enfants se rendent seulement quelques jours chez leur père. Ce qu’on sait en revanche, c’est qu’un enfant a besoin de ses deux parents pour grandir: du père et de la mère. Et que l’un de doit pas être exclusif de l’autre !

 http://yahoo.mamantravaille.fr/maman_travaille/ - M 8 juin 2010.

 

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Où en est la parité homme – femme en politique ?

C’était le sujet de notre premier café-débat, il y a presque un an. Des nouvelles de la parité trouvées dans le Républicain Lorrain a quelques mois d’intervalle. 

Si la loi de 2000 a permis des avancées notables, rien n’est définitivement acquis. Le mode d’élection du conseiller territorial pourrait tout changer. 

Il y a dix ans, le 6 juin 2000, était promulguée la première loi française jetant les bases d’une parité politique homme-femme, et depuis chaque étape continue d’être « un combat » avec ses avancées mais aussi ses régressions, résume la députée de Moselle UMP Marie-Jo Zimmermann. Adoptée sous le gouvernement Jospin, ce texte pionnier posait le principe d’un nombre égal d’hommes et de femmes pour les élections à scrutin de liste.

Elle prévoyait aussi, pour la première fois, de pénaliser les partis politiques ne respectant pas la parité pour les candidatures législatives. « Ce texte est issu d’une vraie prise de conscience: sans loi, on n’arrive pas à faire entrer les femmes dans la vie politique », relève la députée, qui fut durant sept ans rapporteur de l’Observatoire de la parité, produisant des moissons de statistiques éloquentes. « En 2000, dans mon camp, il y avait des réticences, des gens estimant qu’il n’y avait pas besoin de légiférer pour avancer » se souvient la députée. « En politique, il n’est pas toujours facile d’être une femme » avoue-t-elle.

Mais cette loi fondatrice a été un « marchepied » pour la mixité. Elle a été progressivement complétée par plusieurs textes. Sans la loi de 2000, « il n’y aurait pas 48% de femmes dans les conseils régionaux et près de 50% dans les exécutifs ». Mais, poursuit-elle, il y a une « marche arrière », le mode d’élection du conseiller territorial, destiné à remplacer à partir de 2014 conseiller général et conseiller régional. Ce dernier était élu à la proportionnelle, par liste respectant une stricte parité.

Le Républicain Lorrain – Mars 2010.

 

François Fillon a défendu, à l’occasion des états généraux de la femme, l’idée de sanctions financières « insupportables » pour les partis politiques qui en respecteraient pas la parité hommes-femmes pour les législatives. « On préfère payer quand c’est encore possible de le supporter » a-t-il avancé .

Actuellement, l’Assemblée nationale française ne compte que 18,5% de femmes et en Europe, la France occupant la 19ème place (sur 27) pour la représentation  politique des femmes. « Elle est même au 65 ème rang mondial, aux côtés du Bangladesh et du Soudan » a fait remarquer Elisabeth Guigou (PS).

 « Quand les sanctions financières seront insupportables, je suis convaincu que c’est l’ensemble des partis politiques qui progressera dans ce domaine » a ajouté le chef du gouvernement, qui s’est ainsi proposé en faveur de la proposition de loi de la députée UMP Chantal Brunel, cette dernière étant également rapporteur général à l’Observatoire général de la parité. Cette dernière veut aller plus loin que la loi de 2000, qui dispose que les partis doivent présenter un nombre sensiblement égal d’hommes et de femmes, avec un écart maximal de 2 %, sous peine de sanctions financières.

L’élue de Seine-et Marne propose de tenir compte du nombre de parlementaires de chaque sexe – et non seulement du nombre de candidat(e)s - dans chaque calcul de l’aide publique aux partis à partir des prochaines législatives de 2012. En gros, son texte «  se fonde sur le nombre de femmes élues et non sur le nombre de candidates ».

 Le Républicain Lorrain – Juin 2010.

Proposés par Mathieu Belza.



Deux pubs … deux visions de la femme !

Sur le blog de l’AEMF, on est pas les derniers pour dénoncer les pubs qui donnent une image dégradante des femmes. Et parfois, en feuilletant un magasine, on tombe sur tout le contraire. La nouvelle pub de Lancia parle des femmes. Mais cette fois ci, ce n’est pas pour mettre en valeur les voitures qu’ils vendent en asseyant une blonde peu vêtue sur le capot. La femme ne se trouve pas non plus sur le siège passager, en admiration devant le mâle qui conduit virilement dans les virages. Non, cette campagne de pub lutte contre les violences faites aux femmes ! Saluons cette bonne et rare idée …

 

Deux pubs ... deux visions de la femme ! 03035444-photo-lancia-campagne-de-sensibilisation-contre-la-violence-faites-aux-femmes      03035448-photo-lancia-campagne-de-sensibilisation-contre-la-violence-faites-aux-femmes

 

En revanche, carton rouge pour la marque « Kitadol menstrual périod », un antalgique qui  promet de soulager les douleurs dûes aux règles des femmes … enfin plutôt, qui permet de soulager les pauvres hommes victimes des femmes qui ont leurs règles, car elles ressembleraient parait-il à ceci une fois par mois :

 

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Une pub qui a probablement été faite par un de ces hommes qui croient amusant et pertinent de susurrer aux femmes à chaque fois qu’elles s’énervent un peu “Bah quoi, t’as tes règles ?” Très élégant.



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