Berlusconi ressort ses « girls » pour les élections régionales

Posté le 23 février 2010

Starlettes, danseuses de cabaret, mannequins : les «girls» réapparaissent sur les listes électorales de Silvio Berlusconi pour les régionales du 28 mars.

 

En moindre nombre qu’aux européennes de l’an dernier, mais quand même. Huitième de liste en Lombardie, Nicole Minetti est sans doute celle qui a le plus de chance d’être élue. Sexy, mais sans expérience politique, on l’imagine mieux sur un calendrier pour camionneurs que dans une assemblée territoriale. Assistante dentaire, elle s’est occupée de Silvio Berlusconi à l’hôpital San Raffaele de Milan le soir de la mi-décembre où il a été agressé, avec une profonde entaille à la joue et une dent cassée. Elle lui aurait fait retrouver le sourire, dit-on.

 

Autre «candidate» pressentie, Graziana Capone (24 ans), visage ovale et yeux de braise, surnommée «l’Angelina Jolie de Bari» (ville des Pouilles), une starlette de TV présentée à Berlusconi lors d’un derby de football Milan-Inter. Invitée à l’un de ses dîners, elle raconte qu’il lui prenait la main pour lui parler : «c’est un homme épidermique. Il a besoin de contact pour communiquer», dit-elle.

 

 

Faire oublier les affaires de corruption 

 

Il est fréquent en Italie de trouver de jeunes beautés sur les listes électorales. Silvio Berlusconi aime s’entourer de belles femmes. C’est le cas de Mara Carfagna (35 ans). Ancienne présentatrice de télévision, elle occupe aujourd’hui avec panache la fonction de ministre de l’Égalité des chances. Pour les régionales, elle s’est portée candidate à Naples : «Je suis une soldate. Berlusconi m’a dit d’y aller. J’ai obéi.» C’est aussi le cas de Stefania Prestigiacomo (41 ans), ministre de l’Environnement, une blonde Sicilienne au visage solaire, fille d’industriel, élue député en 1994 et qui a la politique dans le sang.

Pour les régionales, Silvio Berlusconi a fait appel à un carré de femmes avenantes. Toutes ont pour mission d’arracher une région à la gauche. Dans le Latium, la syndicaliste Renata Polverini, une femme de caractère, s’affronte à la pasionaria radicale et ancienne commissaire européenne Emma Bonino.

Les trois autres «girls» qui briguent le poste de gouverneur, Anna Maria Bernini en Émilie-Romagne, Monica Faenzi en Toscane et Fiammetta Modena en Ombrie, trois régions «rouges» d’Italie, ont toutes trois 45 ans, sont avocates et assument déjà d’importantes fonctions politiques.

 

En 2005, la droite n’avait conservé que deux régions sur treize où l’on votait. Cette année, elle espère en obtenir au moins six.

 

Sans doute Berlusconi espère-t-il que ces sourires féminins feront passer au second plan les lourdes inquiétudes qui pèsent sur ce début de campagne après divers scandales concernant des marchés publics.

 

Depuis une semaine, il ne cesse de répéter que l’époque de «mains propres» (les enquêtes judiciaires des années 1990) est révolue et promet de durcir les peines anticorruption dans l’administration. «Aucun corrompu ne figurera sur mes listes», promet-il.

Richard Heuzé, www.lefigaro.fr

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