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Archive pour janvier 2010

L’Interruption Volontaire de Grossesse – L’Humanité

Rappels sur l’IVG 

1) définition L’IVG, interruption volontaire de grossesse, est l’expulsion provoquée du foetus. Elle peut être pratiquée à la demande d’une femme enceinte que son état place en situation de détresse. 

2) historique de la législation sur l’IVG

-1975: la loi Veil autorise l’IVG 

-1982: remboursement à 80% de l’IVG 

-1989: autorisation de la pilule abortive 

-2000: l’IVG est autorisée avant la 12 ème semaine de grossesse  (loi Aubry), soit 14 semaines après le début des dernières règles. La loi stipule que les mineures doivent obtenir le consentement d’un des parents. 

3) procédure pour l’IVG

La procédure pour l’IVG (formalités obligatoires) répond à des préoccupations administratives, psychologiques et médicales; elle se fait en plusieurs étapes :

- Une visite médicale qui se déroule en trois temps :

a) l’information: le médecin sollicité pour pratiquer l’IVG doit prévenir la femme enceinte des risques encourus et lui indiquer s’il accepte ou non de pratiquer cette intervention , car tout médecin a le droit de refuser de pratiquer une IVG. 

b) la remise du dossier guide qui comporte:   

- l’énumération des aides dont elle peut bénéficier à la liste des centres de planification familiale et des centres où sont pratiquées les IVG àle rappel des dispositions législatives  

- la remise d’une attestation médicale par le médecin  précisant qu’il a informé la femme enceinte des risques encourus et qu’il a remis le dossier-guide 

- un entretien(pour réflexion) : la femme souhaitant poursuivre sa démarche doit consulter un centre de conseil ou d’éducation familiale , ou un service social, en vue d’un entretien (obligatoire pour les mineures, facultatif pour les autres femmes.)  Lors de cet entretien avec un conseiller familial, elle est invitée à réfléchir sur les conséquences de son acte. 

4) les problèmes posés par l’IVG:  

-  chez les mineures, le nombre d’avortements répétés est en hausse. D’ailleurs , les femmes de moins de 25 ans représentent 40% des IVG pratiquées en France ; cela est dû au manque d’information de cette catégorie de la population(ainsi, 60% de la population féminine subissant une IVG ignorent  l’existence de la pilule du lendemain ou Norlevo , contraception d’urgence qui doit être prise le plus rapidement possible après un rapport sexuel),  au nombre insuffisant de centres de planification et d’éducation familiale. Ce qui entraîne une hausse des récidives d’avortement . 

-   les établissements médicaux spécialisés pour l’IVG sont en nombre insuffisant et la sécurité est parfois toute relative dans d’autres; certaines IVG sont pratiquées sans anesthésie. 

-  les problèmes d’éthique sont importants également à souligner. Trente ans après la loi Veil , le droit à l’avortement est toujours contesté , notamment pour motif religieux; pour certains croyants, de quelque confession que ce soit, pratiquer une IVG, c’est tuer un être humain. D’où la multiplication de commandos anti-IVG, et les tentatives de certains députés visant la suppression du remboursement de l’IVG. 

Source: l’Humanité du 14/11/2009, récolté par Mathieu Belza.



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