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Archive pour janvier 2010

Nouveau café débat, le 13 février

 

Après La parité en politique et Le partage des taches ménagères au sein du couple, on remet ça !

Nous organisons un nouveau café débat avec pour thème Les femmes et le syndicalisme.

Discutons en ensemble, autour de Janine Olmi, auteur de La parité syndicale, docteur en sciences politiques et ancienne syndicaliste,

et

Elisabeth Jodin, responsable académique du syndicat SNEC-CFTC et membre du Conseil Economique et Social de Lorraine.

 

Quand ? Le samedi 13 février 2010 à 16h

Où ? Au café Jehanne d’Arc à Metz (près des Trinitaires).

 

 Nouveau café débat, le 13 février dans Annonces de nos actions 20080109PHOWWW00310



La « prostitution étudiante » ? Une invention très médiatique

       S’il est un opportunisme grandissant dans notre société, c’est bien cette tendance à vouloir dénoncer les « tabous », au nombre desquels est censé figurer la « prostitution étudiante ». Un documentaire intitulé « Mes chères études » écrit et réalisé par Emmanuelle Bercot, a été diffusé sur Canal + lundi dernier et évoquait à nouveau le thème, après un matraquage publicitaire deux ans plus tôt, accompagnant fort opportunément la parution d’un récit dit « vrai » et d’une étude pseudo-sociologique sur le sujet…

      Ah il faut dire que le phénomène est rentable et part d’une réalité avérée ! Tout le monde sait bien que les étudiantes, à la sortie de leurs cours, sont contraintes de se faire culbuter pour une poignée d’euros… Que voulez-vous qu’elles fassent d’autre ? Il faut bien remplir le réfrigérateur et payer les factures… Ce qu’il y a de pratique avec les clichés, c’est la simplification qu’ils offrent. Dans le cas de la « prostitution étudiante », non content de se trouver dans le vrai fantasme de film porno, on affole la machine masculine.  Décryptage.

         La « prostitution étudiante » est un cliché, au même titre que celui de la secrétaire sexy, de l’infirmière insatiable, de la bourgeoise coincée… Il n’est pas interdit de rêver, ni même de fantasmer mais ce qui pose problème dans l’usage inapproprié de ce terme, c’est sa dévalorisation intrinsèque de l’image de la femme. On joue sur un cliché fondamentalement machiste. Plutôt que de travailler (Est-ce qu’on parle des nombreuses étudiantes et étudiants qui travaillent au Mc Do pour financer leurs études ?), la femme baisse son pantalon (ou celui de l’homme). L’idée de « contrainte » est encore plus pernicieuse. Avec le refrain « elle y est contrainte pour payer ses études », on veut associer des idées contradictoires pour créer une image fantasmatique. Transposons l’idée au masculin : « Cet étudiant est contraint de voler ses pairs et de monter des arnaques car il veut réussir ses études »… Cela devient ridicule. D’un genre à l’autre, les propos s’annulent.

          Le deuxième aspect problématique dans l’image de « la prostitution étudiante » est la négation de la liberté de la femme. Au XXI ème siècle, les femmes (françaises) ont appris à s’émanciper. Il y a encore beaucoup à faire, c’est indéniable. Mais pourquoi ne pas leur reconnaitre et leur laisser le contrôle de leur sexualité ? Pourquoi seraient-elles contraintes de faire quelque chose qui ne leur plait pas ? C’est cette liberté de choix qu’on veut leur retirer, en actionnant un cliché vieux comme le monde.

          Car il ne s’agit en aucune façon de nier que certaines femmes se trouvent (bien malheureusement) encore aujourd’hui contraintes par des tiers, à recourir à la prostitution. C’est y accoler sa charge de misérabilisme social étudiant qui fait bondir. En ce cas, on ne peut pas parler de « prostitution étudiante » mais de femmes qui ont commencé des études et qui sont devenues des prostituées. Une femme a toujours le choix de ce qu’elle fait ou ne fait pas. En revanche, l’association de ces deux termes se révèle être une véritable invention machiste.

          F.L - Présidente-fondatrice de l’AEMF



Les mariages forcés – Le Républicain Lorrain

    Chaque année, des jeunes filles sont victimes de mariages forcés. Difficile à chiffrer , le phénomène est bien réel. On appelle mariage forcé toute union -civile, religieuse ou coutumière- dans laquelle l’un des conjoints se marie contre son gré sous la pression de l’entourage. En France, pour pouvoir se marier, les futurs époux doivent avoir 18 ans au minimum. Le consentement doit être mutuel, libre et volontaire. Seul le mariage civil est légal. Avant, pendant ou après une union forcée, les victimes peuvent être aidées en se confiant soit à la gendarmerie, soit à une association, un professeur , une assistante sociale, un éducateur… Pour les mineurs, la loi prévoit un soutien matériel (hébergement à l’abri de la famille), éducatif et psychologique.                                          

    A Uckange, le groupe de travail contre les violences faites aux femmes dénonce ces situations. Elle a vingt ans, elle est très belle et a le sourire de ceux qui ont connu des tragédies. A dix-sept ans, elle a été « vendue comme un paquet », victime d’un mariage forcé. Après plusieurs fugues, des violences, puis des mois de sexualité imposée par son « mari », elle finira par s’enfuir, trouvant refuge auprès d’une association. 

    L’histoire de cette jeune femme uckangeoise, originaire de l’Europe de l’Est, a ému un gendarme. « Pour la première fois l’an passé, nous avons été confronté à plusieurs incidents de ce type » rapporte l’adjudant-chef Francis Frénot, référent violences conjugales et intra-familiales pour la compagnie de Thionville. D’où sa volonté d’engager, en 2010, des actions de prévention accrues et d’informations.  Mariages forcés ou arrangés, le Haut conseil à l’intégration évalue à 70 000 le nombre d’adolescentes concernées chaque année en France, mais le phénomène reste difficile à appréhender. « C’est une réalité de terrain, même si l’on ne peut mettre un visage ou un nom sur celles qui la subissent », relève Aline Leleux, principale au collège Jean-Moulin à Uckange. Partie prenante d’un groupe de travail contre les violences faites aux femmes, les enseignants de l’établissement sont confrontés au problème. Un professeur d’histoire s’avoue marqué par la réflexion d’une élève qui réalise que si elle se marie, la dot sauvera les finances familiales! » On entend des histoires de fiançailles arrangées. Les négociations démarrent quand les filles ont 14 ou 15 ans… » 

   Au-delà des rumeurs, « ce qui nous permet de dire que ça existe, ce sont celles qui se sont révoltées » reprend la principale. Une révolte encore rare et qu’il faut savoir décrypter. Les plus rebelles n’ont qu’une alternative: tout faire pour ne plus être mariables » explique l’adjudant Fenot. » Quand elles comprennent ce trame leur famille, elles vont devenir injurieuses, s’alcooliser, développer des idées suicidaires… » L’officier relate encore l’exemple d’une bonne élève, déscolarisée du jour au lendemain et signalée comme fugueuse. En réalité mariée entre-temps. On ne peut se contenter de lutter contre les violences physiques. Le mariage forcé est  aussi une forme de violence qui concerne les plus jeunes » insiste le gendarme. Mais ces situations sont toujours complexes. L’union arrangée finit parfois par être acceptée tant le poids des coutumes et de la communauté familiale est lourd. « Le mot n’est d’ailleurs jamais prononcé par les victimes », explique Marjorie Dardar, permanente pour l’association thionvilloise d’aide aux victimes(Atav).  Pourtant, si ces femmes acceptent de dénoncer la situation, des solutions existent. Dès qu’elles ont connaissance du problème, les autorités peuvent proposer un hébergement loin de la famille. Une solution dont a bénéficié la jeune fille qui, l’an passé avait tant ému l’adjudant-chef  Fenot. « Elle s’en est sortie malgré tout et contre tous. » 

   Source : le Républicain Lorrain, relevé par Mathieu Belza.



Compte rendu de notre dernier café débat.

Le 13 novembre dernier, l’AEMF a organisé au Café des Arts un café débat avec pour thème la répartition des tâches ménagères au sein du couple, durant lequel nous avons interrogé un couple témoin. Pour appuyer nos propos, François Oudin, ethnologue et professeur à l’université de Metz, a répondu présent à notre invitation. Il est maintenant temps pour nous de vous présenter un compte rendu de cette soirée.

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Pour commencer, Florence Lhote, la présidente de l’association, a expliqué que le choix du sujet est parti d’une statistique : les hommes ont augmenté d’une minute par an en moyenne leur participation aux tâches ménagères dans le couple.

Partant de ce constat, l’ethnologue François Oudin a présenté le sujet sous un angle historique, sociologique et ethnologique, et a détaillé la situation actuelle en ce domaine et ses ambigüités. Selon lui, chronologiquement, la distinction classique homme-femme semble remonter au XII ème siècle. En résumé, la famille nucléaire, composée des parents et des enfants, s’occupe de ces derniers. La séparation des rôles n’est pas naturelle; elle serait plus culturelle, basée sur la distinction entre l’intérieur, le foyer, et l’extérieur. Les travaux de force, plus « prestigieux », sont un monopole masculin, tandis que les tâches domestiques semblent dévolues aux femmes, ainsi que l’éducation des enfants et leur maternage.

Le débat s’est ensuite enrichi du questionnement du couple témoin :

1) Depuis combien de temps êtes-vous mariés?

Le couple est marié depuis 31 ans.

2) Comment s’est effectuée la répartition des tâches ménagères?

Il semble qu’elles se sont réparties de façon naturelle.

3) Comment s’organisent les tâches ménagères?

C’est visiblement le premier qui rentre qui s’en occupe. L’homme fait le repassage. On constate que le rattachement au modèle dominant est « rassurant ». Et la question se pose: par quoi remplace-t-on ce modèle? En effet, il existe une pluralité de modèles, mais souvent les femmes cumulent les deux, à la fois les tâches masculines et féminines.

4) Combien de temps chaque membre du couple consacre-t-il aux tâches ménagères?

 Pour l’homme, il s’agit d’environ une heure par jour. Pour la femme, c’est plus difficile à quantifier, car il faut rajouter « les courses ». En fait, il y a une alternance dans les tâches domestiques.

5) Les tâches ménagères sont-elles une source de friction au sein du couple?

Elles semblent anodines. Cependant, on note une évolution par rapport aux générations précédentes : il existe un « modèle égalitaire » qui semble prévaloir dans les jeunes couples. Il semble aussi que les femmes effectuent peu souvent certaines tâches, comme certains travaux physiques, ou réparations de type électrique. Cela dépend aussi de l’emploi du temps, surtout pour les femmes.

Le débat se poursuit avec l’intervention des autres personnes présentes.

Une personne explique qu’en Allemagne, les jeunes femmes qui ne s’arrêtent pas de travailler pour s’occuper de leurs enfants sont mal vues, perçues comme des « mauvaises mères », d’autant qu’il y a un problème de places en crèches. De façon générale, les pères au foyer semblent tout autant « mal vus », car à tort peut-être, perçus comme « incompétents ».

Les intervenants en déduisent qu’il semble que nous nous trouvions dans une période charnière pour la valorisation du travail domestique, car les femmes doivent souvent cumuler plusieurs rôles. De plus, le nombre d’enfants entre en ligne de compte. Encore une fois, il y a des différences nationales; ainsi, dans les pays nordiques, ce sont les femmes salariées qui ont le plus d’enfants. Des statistiques ont aussi démontré que moins les femmes sont exigeantes et plus les hommes participent aux travaux domestiques.

Le nœud de tension se situe surtout dans l’articulation entre le besoin nécessaire de repères au sein du couple et une répartition équilibrée, qui ne fasse pas peser tout le poids du ménage sur les épaules de la femme.

Enfin, en guise de conclusion, il est à noter que des efforts significatifs sont encore à réaliser dans ce domaine et que comme « toute évolution des mentalités », souligne l’ethnologue François Oudin, « elle se réalise très lentement ».

Tous nos remerciements à monsieur Oudin et à notre couple témoin.



Le droit à l’IVG attaqué de toutes parts – L’Humanité

       200 000 refus d’IVG sont constatés en France chaque année. Marie-Laure Brival, obstétricienne de la maternité des Lilas, elle, dénonce un retour en arrière.« Assiste-t-on à un recul du droit à l’avortement? »  la loi de 2001 est différemment mise en pratique, et remise en cause. La limitation des centres d’orthogénie fait partie de ce phénomène. A certains égards , c’est comme si on était aux premiers temps de la loi (sur l’IVG ). De nombreux services refusent de prendre les IVG au-delà de dix semaines de grossesse , ainsi que les mineures non accompagnées de leurs parents ou les femmes sans papier. 

     D’autre part, beaucoup de médecins refusent en se retranchant derrière la clause de conscience. A chaque femme de se débrouiller pour trouver un hôpital. D’ailleurs, les hôpitaux n’ont pas non plus de sanctions s’ils ne font rien pour l’organisation de la prise en charge des IVG. Le délai moyen pour avorter est maintenant de deux à trois semaines. « Pourquoi certains médecins sont-ils si frileux? » Ils n’ont jamais intégré l’avortement dans la pratique de leur métier. En 1975, refuser  de pratiquer un avortement relevait de la non-assistance à personne en danger. Maintenant, l’idée réapparait que les femmes utilisent l’avortement comme un moyen de contraception , ce qui est totalement faux. Certains documents en viennent à poser des restrictions ou refusent carrèment de pratiquer des IVG.  « L’IVG est-elle toujours un tabou dans notre société? »  Oui, même les femmes ont intégré la notion que l’avortement c’est mal. On assiste au retour de l’idée que les femmes doivent porter des enfants. Avec le développement de la médecine foetale et de l’imagerie médicale, l’embryon est devenu une réalité anthropologique. Jusqu’au début des années 90, une femme qui faisait une couche ne perdait pas son enfant. Avec la déclaration des enfants nés sans vie sur le livret de famille, on entretient une confusion permanente entre foetus et embryon. 

       En Ile-de-France, avorter tient du parcours de la combattante. Depuis la fermeture du centre IVG de l’hôpital Tenon en juillet, les patientes sont redirigées vers Saint-Antoine. Mais le  centre d’orthogénie est aussi menacé. Les femmes devraient ensuite être aiguillées vers Trousseau. A quand la prochaine fermeture? A Saint-Antoine, les femmes venues pour une IVG cotoient celles qui sont venues pour des grossesses pathologiques et des problèmes gynécologiques. La proximité entre femmes enceintes et femmes ayant subi une IVG est difficile à gérer. C’est encore pire depuis la fermeture du centre d’orthogénie de Tenon: les demandes et les délais d’attente de trois semaines ont  augmenté.

      « Dans le service, on se retrouve avec plus de personnes que de lits, soupire Anne Bonini, sage-femme. On n’a pas un nombre fixe de lits, on les attribue en fonction des besoins. Les femmes ayant subi une IVG médicamenteuse se retrouvent en salle d’attente car les chambres sont réservées aux IVG nécessitent une anesthésie.» «Cette situation est quotidienne » constate une autre infirmière. Avec 700 IVG par an, le service fonctionne. Mais la question de son maintien ne semble pas préoccuper la direction de l’hôpital. « L’IVG, on n’en parle pas! S’exclame Anne Bonini. On accueille tellement de femmes qu’on devrait penser à agrandir le service plutôt que de le fermer. Aujourd’hui, on s’inquiète pour l’avenir des femmes qui souhaitent avorter ». En Ile-de-France, l’offre d’IVG s’est réduite de 25%, au détriment de l’intérêt des patientes. 

       Autre témoignage: celui de deux femmes qui ont vécu une expérience difficile.  Mathilde, 24 ans, a subi un avortement il y deux ans dans un hôpital de province. Elle a été « révoltée » et même « horrifiée » par l’accueil à l’hôpital. Son expérience témoigne de  la fragilité de l’acquis de l’IVG, menacé par des restrictions budgétaires et un retour insidieux à l’ordre moral.  Tout commence sur Internet, dans les forums féminins vampirisés par les lobbies anti-avortement. « Ils essayent de dissuader celles qui viennent demander conseil pour avorter avec des réponses assez dures ».

       Mathilde, elle a pris sa décision. Le planning familial, puis deux semaines après, le jour de son intervention. La, surprise. L’ambiance est tout sauf rassurante. Peinture écaillée, sol dégoûtant, et surtout, personnel désinvesti, voire désagréable. « Ils étaient indifférents, avec l’air de penser que les femmes font ça avec désinvolture. » Comble du mépris, on place Mathilde dans une chambre d’où elle entend distinctement les cris des femmes qui accouchent.  Des minutes insupportables. « Un médecin s’est même permis de montrer l’échographie du foetus. Une image qui a profondément choqué mon compagnon. » Mathilde le sait :  son témoignage ressemble à d’autres, symboles de la difficulté de reconnaître l’IVG comme un acte médical classique. Pour preuve, en cas d’IVG, l’avortement est trois fois moins payé pour le praticien qu’en cas de fausse couche. Pas de quoi motiver une jeune génération de praticiens peu sensibilisés aux luttes de la loi Veil. 

       Elodie, elle, ne s’est pas rendue à l’hôpital. Mais elle a ressenti le même malaise quand elle est entrée dans le cabinet de sa gynécologue pour demander la pilule abortive. « Elle a été plus que limite. Quand elle a vu la nationalité de mon compagnon, j’ai même eu droit à un: « Et en plus c’est un étranger. » Odieux. Elle n’a m’a rien expliqué de cette pilule. Elle s’est juste contentée de me la donner avec un verre d’eau en me disant de revenir dans deux jours. Comme si c’était honteux! » Evidemment, ces témoignages ne valent pas généralité. Mais cette défiance larvée à l’égard de l’avortement ne peut qu’inquiéter. Surtout dans un contexte où le discours politique exalte la famille traditionnelle et reste indifférent à la fermeture de plusieurs unités d’IVG dans les hôpitaux publics. A Paris, trois centres ont du mettre la clé sous la porte (Tenon, Broussard et Jean-Rostand) alors qu’ils assuraient le quart des IVG d’Ile-de-France.  Professionnels et militants sont inquiets. «L’avortement, c’est la dernière roue du carrosse » tempête Christophe Prudhomme, (CGT) urgentiste à l’hôpital Avicennes où l’unité IVG est elle aussi menacée. « On profite des regroupements d’hôpitaux pour rogner sur les droits des femmes » résume Jean-Marie Sala (SUD santé-sociaux). Et de rappeler que ce service concerne des femmes issues de milieux défavorisés qui ne peuvent pas s’offrir de places en clinique. 

      Il convient de préciser le rôle des lobbies en Europe, continent où l’IVG est répandu, mais commence à être parfois remis en cause. Les féministes polonaises le rappelent: dans leur pays, l’avortement a été autorisé pendant 40 ans, puis interdit. Le désengagement de certains états européens n’est donc pas nouveau. On voit l’apparition de tels lobbies en Espagne, Italie, terres catholiques et sous influence de gouvernements conservateurs, comme Berlusconi en Italie, voire en France et en Belgique. Pour ces mouvements anti-IVG, ou pro-vie, le foetus est un être humain. 

Source : L’Humanité du 14.11.2009, récolté par Mathieu Belza.



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