Job de strip-teaseuse à Pôle emploi : l’exploitation de la détresse – leplus-nouvelobs.com – Dom B.

Posté le Vendredi 18 mai 2012

C’est la crise, ma bonne dame, on ne vous l’a pas dit ? Aujourd’hui, dégoter un CDI devient plus difficile que d’attraper le Saint Graal avec les dents, les bras attachés dans le dos.

C’est la crise, et elle justifie donc qu’on ne soit pas très regardant sur les propositions d’emploi offertes, les temps sont durs, ma bonne dame. Aujourd’hui, si on te propose un boulot, quel qu’il soit, tu t’assieds sur ta dignité et tes ambitions et tu dis oui ? Après tout, beaucoup pensent que si on est au chômage, c’est que quelque part, on le veut bien. Après tout, du boulot, il y en a, suffit de vouloir bosser, vraiment.

Une agence de Pôle Emploi à Reims, le 27 décembre 2011 AFP/FRANCOIS NASCIMBENI

Une agence de Pôle Emploi à Reims, le 27 décembre 2011 (FRANCOIS NASCIMBENI/AFP)

Job de strip-teaseuse proposé à une éducatrice : un bug ?

Et Pôle Emploi semble avoir la solution, que l’on soit jeune ou vieux, expérimenté ou pas, cet organisme d’état peut vous trouver un travail, à tout prix ; il ne se prive d’ailleurs pas d’en proposer. Et après tout, ils sont là pour cela.

Comme le boulot proposé à Danielle, 53 ans et éducatrice de son état, à qui Pôle Emploi vient de proposer le travail rémunérateur de strip-teaseuse.

Comme quoi l’éducation, quand elle est bien faite, ça mène à tout.

L’offre en question, la voici :

Job de strip-teaseuse à Pôle emploi : l'exploitation de la détresse - leplus-nouvelobs.com - Dom B. dans Dans la presse 7141328014764

 Capture d’écran / pole-emploi.fr

Attention, là on ne parle pas d’un CDI à 450.000 euros par an, faut pas abuser : non, tout juste un pauvre CDD de trois mois à 12.99 € de l’heure. (c’est comme pour les prix dans les supermarchés, ça ne peut pas être 13 euros, non, ça ne peut pas).

On appréciera la conversion en francs, signe que Pôle Emploi vit bien avec son temps, et on appréciera aussi la mention « primes » qui laisse espérer des avantages succincts, sans préciser si ils seront en « rabbits » en « canards » ou en « tickets restau ».

Là, forcément, on se dit qu’il y a une baleine dans le potage, et que Pôle Emploi, victime de son succès et de ses sous-effectifs, a du bugger quelque part : imaginer qu’une femme de 53 ans dont le métier est d’être éducatrice, et qui n’a rien demandé, puisse être la candidate idéale pour aller exhiber son derrière sur une scène en faisant du pole dance ne peut être qu’une erreur informatique. Allez, soyons fous, on leur accorde même l’erreur humaine.

Pas d’erreur : l’offre a sciemment été envoyée à Danielle

Ben non. Même pas. Selon le Directeur Régional, c’est normal, tout est sous contrôle.

Là, on se dit que c’est un cas isolé, que Pôle Emploi ne peut pas ainsi faire le lit de la misère humaine en proposant ce type d’offres à des femmes qui n’ont jamais prétendu vouloir devenir strip-teaseuse.

Ben non. Même pas.

Une autre femme, plus jeune, s’est vue elle aussi proposer un boulot de strip-teaseuse, avec webcam et nuisette incorporées, pour un mirifique salaire de 1 400 € à 2 000 € avec des primes, oui, mais attention, en CDI cette fois. La demoiselle, webmaster de son état, pensait postuler pour un job de télé-animatrice rose, Pôle Emploi lui propose donc de s’effeuiller.

A ceux qui pourraient s’étonner que Pôle Emploi propose ce type d’annonces, il faut savoir qu’elles sont tout à fait légales, et qu’il existe même un code ROME, vous savez ces numéros magiques qui référencent tous les métiers, qui lui est rattaché. Ce Code,c’est le L1201, et la fiche qui définit le poste de « strip-teaseur » (notons au passage que le métier est défini au masculin) est la suivante :

« Conçoit et/ou interprète des oeuvres chorégraphiques (ballet classique, chorégraphie contemporaine, …), selon le projet artistique défini par une école, une compagnie de danse et les impératifs de programmation.  Peut effectuer la notation d’une chorégraphie »

Aucune mention de déshabillage, de nudité ou d’effeuillage, les seules compétences exigées sont les suivantes :

- Pratique de chant

- Pratique d’instrument de musique

- Pratique d’art dramatique

- Répertoire d’oeuvres classiques

- Répertoire d’oeuvres contemporaines

- Techniques de maquillage

- Techniques de coiffage

Il ne s’agit pas de décrier ce métier au nom de la morale : après tout, chacun et chacune est bien libre de faire ce qu’il ou elle veut de ses fesses. Le problème est ailleurs, et réside dans le fait d’être de trouver normal de proposer à des femmes d’aller se mettre nues en public, quand elles attendent des offres dans le métier pour lequel elles sont formées (et non, ce n’est pas de l’ironie).

Un vrai problème de fond, et d’exploitation de la détresse

De là, on se pose des questions : est-il possible que ces deux femmes aient pu, à un moment ou un autre, laisser croire que se mettre à poil en boîte de nuit ou devant une webcam entrait dans leur critères de recherche d’emploi ?

Et surtout, celui, ou celle qui leur a proposé ce type de boulot était-il inconscient ? idiot ? je-m’en-foutiste ? Ou avait-il juste fumé la moquette et trouvé cela marrant ?

Est-ce la politique du chiffre qui provoque ce type de dérapage ? Les sous-effectifs expliquent-ils à eux seuls que l’on puisse proposer ce type d’emploi à des personnes qui n’ont certainement rien demandé ?

Elles ont refusé cette offre : par conséquent, Pôle Emploi estime-t-il qu’il s’agissait là d’une offre d’emploi « raisonnable » ? Et à ce titre, pourrait-il, soyons cyniques, radier ces personnes au bout de deux offres refusées ?

Normalement non, puisque l’offre doit correspondre aux critères de recherche, ce qui n’est visiblement pas le cas. Mais d’une agence capable de ce genre de choses, on s’attend à pire.

Les conseillers n’ont plus le temps de chercher des annonces, et c’est légal, répondent Pôle Emploi et le syndicat SNU. Certes, mais la misère humaine a t-elle si peu d’importance qu’on puisse ainsi sauter dessus à pieds joints ?

Car au final, la question la plus importante, c’est de savoir ce qui se passera quand un jour, une femme, une autre, plus désespérée, plus isolée, plus vulnérable, n’aura plus les moyens de dire non.

Par leplus-nouvelobs.com – Dom B.

aemf @ 15:07
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L’AEMF et le Laboratoire de l’Egalité s’inquiètent de l’abrogation de la loi contre le harcèlement sexuel.

Posté le Dimanche 13 mai 2012

Jugée « trop floue », la loi contre le harcèlement sexuel a tout bonnement été supprimée le 4 mai dernier. Toutes les procédures en cours ont été abandonnées, laissant les victimes dans le désarroi, voire le désespoir, le plus complet. Les juges essaient de les rassurer en leur promettant de transformer leur plainte en « attouchement sexuel », mais encore faut-il que la personne ait été touchée, ce qui n’est pas le cas pour les harcèlements psychologiques et verbaux. Cela ne suffit pas : il faut une nouvelle loi.

L’AEMF s’associe donc à d’autres associations (Le laboratoire de l’Egalité, Marche mondiale des femmes, Femmes solidaires, AVFT, Collectif féministe contre le viol…) pour exiger que l’on comble ce désormais vide juridique ; des manifestations ont déjà eu lieu dans tout le pays, des femmes victimes ont tenté de se suicider comme Samira, 40 ans, qui a avalé des médicaments en apprenant que son agresseur sortirait indemne du palais de justice (source : tf1.fr) ; François Hollande avait promis, s’il était élu, de rétablir cette loi. Saura-t il nous entendre ?

Selon le Laboratoire de l’égalité, un pays moderne est un pays où les droits des femmes et des hommes sont pareillement respectés, et où chacun-e peut travailler sans subir de menaces d’aucune sorte. Pour construire sans plus attendre une société de l’égalité, il faut en premier lieu faire appliquer les lois existantes, même imparfaites, jusqu’à la promulgation de lois plus complètes.Cette décision du Conseil constitutionnel aboutit à un classement sans suite des enquêtes préliminaires, à un non-lieu pour les instructions en cours et à la relaxe pour les décisions non encore jugées. C’est un recul pour toutes les victimes, et pour l’ensemble de notre société.Le Laboratoire de l’égalité demande donc que le nouveau gouvernement s’empare de cette question et prépare une nouvelle loi.L'AEMF et le Laboratoire de l'Egalité s'inquiètent de l'abrogation de la loi contre le harcèlement sexuel. dans Les actions de l'association
Juliette A-L, AEMF.
VICTIME03 dans Les actions de l'association
Pourquoi la loi a-t-elle été abrogée ? Voici une explication sur liberation.fr.
(…)

Le Conseil constitutionnel avait été saisi par le biais d’une «question prioritaire de constitutionnalité» (QPC) soulevée en cassation par Gérard Ducray, 70 ans, conseiller municipal de Villefrance-sur-Saône (Rhône) et ancien député, condamné en appel en 2011 pour harcèlement sexuel à trois mois de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende.

Il considérait que le Code pénal, en ne définissant pas clairement le délit qui lui était reproché, permettait «tous les débordements, toutes les interprétations», avait plaidé son avocate, Me Claire Waquet.

L’article incriminé du Code pénal (le 222-33) stipulait : «Le fait de harceler autrui dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende».

Cette formulation très ouverte datait de 2002, alors que le harcèlement sexuel avait été introduit de manière plus précise en 1992 dans le Code pénal et impliquait alors un «abus d’autorité» de la part de la personne poursuivie.

Le Conseil constitutionnel a rappelé qu’en vertu du principe de «légalité des délits et des peines», le législateur devait «définir les crimes et délits en termes suffisamment clairs et précis». Il a estimé que l’article contesté ne répondait pas à cette exigence et l’a déclaré contraire à la Constitution.

Paradoxalement, l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT) s’était jointe à la procédure pour demander elle aussi l’abrogation de ce texte mal ficelé, mais de manière différée, afin d’éviter tout vide juridique.

«Message d’impunité»

L’association disait faire «une analyse radicalement opposée à celle de Gérard Ducray». Alors que lui avançait le risque de répression par les tribunaux de la «drague admissible», elle affirmait constater «des classements sans suite quasi systématiques» et des renvois pour harcèlement devant le tribunal «d’agissements qui auraient pu être qualifiés d’agressions sexuelles, voire de viols».

Mais les Sages ont estimé qu’une abrogation différée aurait été contraire au principe de non rétroactivité de la loi pénale.

(…)

«Je suis très heureux» de cette décision, a en revanche déclaré Gérard Ducray, se réjouissant d’un encadrement à venir plus net de la loi, alors qu’avec l’actuelle, «on laissait aux juges la liberté de l’interpréter».

(AFP)

aemf @ 17:55
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Egalité homme-femme au travail: où en est la France?

Posté le Dimanche 13 mai 2012

A travail égal, salaires toujours distincts

A l’évidence, l’égalité salariale n’est toujours pas acquise pour les femmes: pour le même temps de travail, elles gagnaient, en 2009, en moyenne 20% de moins que les hommes. Le mal touche même les cadres: l’écart de rémunération entre les managers hommes et femmes seraient de 14%, selon une étude du cabinet Mercer publiée mardi.

Des conseils d’administration très masculins

Rares sont les pays où les femmes occupent plus de 40% des postes à responsabilités dans les entreprises. En France, la moyenne est à 28%, loin derrière les ex-pays communistes.

Stéréotypes et misogynie ont la vie dure

Entre les clichés et les remarques misogynes, pas toujours facile d’être une femme au boulot. Même si grâce aux campagnes de sensibilisation, les mentalités semblent doucement évoluer.

Les femmes se sous-estiment-elles?

Les femmes ont globalement de meilleurs résultats scolaires que les hommes, même dans la poursuite des études supérieures. Pourtant, peu d’entre elles osent envisager un poste de direction ou franchir la porte de leurs patrons pour obtenir une augmentation. Si leur salaire est moindre et leur emploi plus précaire, est-ce finalement de leur faute? Pas si simple…

La grossesse, encore un problème!

Plus les femmes travaillent, plus elles font d’enfants. Et pourtant, la grossesse continue d’être un frein à leurs carrières. Questions déplacées en entretiens d’embauche, pressions au moment de la maternité et progressions ralenties sur le long terme par les interruptions de travail: femmes actives et grossesse ne font toujours pas bon ménage.

Tout n’est pas si noir?

« Job sharing », lieux de travail virtuels, télétravail partiel… ces nouvelles manières de travailler pourraient permettre aux femmes de ne plus être seules à sacrifier leur carrière sur l’autel de la famille. Les pères sont aussi de plus en plus nombreux à solliciter des congés paternité… même si ceux qui assument leur rôle de parent affrontent eux-aussi des préjugés tenaces.

REUTERS/Andrew Winning – lexpress.fr

Merci à Marie-Anne !

aemf @ 17:36
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Le Conseil constitutionnel censure la loi sur le harcèlement sexuel -lemonde.fr

Posté le Dimanche 13 mai 2012

Le Conseil constitutionnel censure la loi sur le harcèlement sexuel -lemonde.fr dans Dans la presse 1695732_3_a9b5_les-membres-du-conseil-constitutionnel_405484b3778ca4e9ccf2722424f23d50

Le Conseil constitutionnel, saisi le 29 février d’une question prioritaire de constitutionnalité sur l’article 222-33 du code pénal qui définit le délit de harcèlement sexuel, a décidé vendredi 4 mai d’abroger cet article, le jugeant contraire à la Constitution.

L’article concerné indiquait : « Le fait de harceler autrui dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. » Son abrogation « est applicable à toutes les affaires non jugées définitivement », c’est-à-dire en cassation, précisent les Sages. Jusqu’à ce qu’un nouveau texte soit adopté par le législateur, les personnes dont les procès sont en cours ne peuvent donc plus être condamnées pour cette infraction.

DÉFINITION JURIDIQUE TROP VAGUE

Le Conseil avait été saisi de cette affaire par le biais d’une question prioritaire de constitutionnalité soulevée en cassation par Gérard Ducray, ancien député du Rhône, condamné en appel en 2011 pour harcèlement sexuel à trois mois de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende. Il considérait que le code pénal, laissant au juge une trop grande marge d’appréciation des éléments constitutifs du délit qui lui était reproché, permettait « tous les débordements, toutes les interprétations », avait plaidé son avocate, Me Claire Waquet, à l’audience du 17 avril devant les Sages.

Pour elle, son client ne s’était livré, sur trois femmes, qu’à des « avances un peu lourdes » qu’il n’avait pas réitérées. Cela « peut aller très loin ! » avait-elle estimé. De fait, le Conseil constitutionnel a considéré que les dispositions de l’article incriminé méconnaissaient « le principe de légalité des délits et des peines » et les a donc déclarées contraires à la Constitution.

Ce principe, résultant de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, « implique que le législateur définisse les crimes et délits en termes suffisamment clairs et précis », rappelle le Conseil, ce qui, selon lui, n’était pas le cas pour le délit de harcèlement sexuel.

« MESSAGE D’IMPUNITÉ D’UNE EXTRÊME GRAVITÉ »

« Aujourd’hui, toutes les procédures en cours pour harcèlement sexuel sont annulées, c’est un message d’impunité d’une extrême gravité à l’égard des harceleurs », déclare Marilyn Baldeck, déléguée générale de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT). L’AVFT était « intervenante » dans la procédure initiée devant le Conseil constitutionnel par un homme condamné pour harcèlement sexuel, qui considérait que l’article concerné du code pénal ne définissait pas assez précisément ce délit et en demandait donc l’abrogation.

L’association souhaitait elle aussi que ce texte, qu’elle critique depuis son adoption en 2002, soit abrogé, mais de manière différée, afin qu’il n’y ait pas de vide juridique jusqu’à l’adoption d’un nouveau texte. Le Conseil constitutionnel a décidé l’abrogation immédiate, au nom du principe de non-rétroactivité de la loi pénale. « C’est la décision qu’on redoutait le plus, qu’on avait essayé d’éviter en intervenant dans la procédure, le Conseil a donné intégralement raison à un homme condamné pour harcèlement sexuel », a ajouté Marilyn Baldeck.

« Compte tenu de son immense responsabilité vis-à-vis des victimes, il est maintenant de la responsabilité du législateur, dès que l’Assemblée nationale sera réélue, de mettre à l’ordre du jour prioritairement, avant tout le reste, le vote d’une nouvelle loi, a encore estimé la déléguée générale de l’association. Il faudra que cette fois le travail soit fait de manière sérieuse et non de manière insultante pour les victimes. »

Dans un communiqué, un collectif d’associations et d’organisations féministes (Marche mondiale des femmes, Femmes solidaires, AVFT, Collectif féministe contre le viol…) juge « révoltant » le « message d’impunité ainsi adressé aux harceleurs ». « Jusqu’au vote, le cas échéant, d’une nouvelle loi, les victimes sont abandonnées par la justice », dénonce ce collectif.

Le délit de harcèlement sexuel avait été introduit dans le code pénal en 1992, puis précisé par les lois du 17 juillet 1998 et du 17 janvier 2002. Le Conseil constitutionnel a estimé qu’en punissant « le fait de harceler autrui dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle » sans définir précisément les éléments constitutifs de ce délit, « la disposition contestée méconnaît le principe de légalité des délits et des peines ainsi que les principes de clarté et de précision de la loi, de prévisibilité juridique et de sécurité juridique ».

Il a par ailleurs considéré que ce délit est punissable « sans que les éléments constitutifs de l’infraction soient suffisamment définis ». Cette loi du 17 janvier 2002 était contestée à la fois par une association de victimes et par un condamné pour harcèlement car elle était jugée trop imprécise, donc susceptible de dérives.

Avec AFP et Reuters – lemonde.fr

aemf @ 17:30
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La croisade d’une ado américaine contre les photos retouchées – lemonde.fr

Posté le Vendredi 11 mai 2012

La croisade d'une ado américaine contre les photos retouchées - lemonde.fr dans Dans la presse 1698440_7_7621_julia-bluhm-14-ans_f02b09d9662d9e98d71b828b1a6589e8

Quand elle feuillette les pages de son magazine préféré, Julia Bluhm, 14 ans, ne rêve pas de ressembler aux mannequins immortalisés sur le papier glacé. Bien au contraire ! Cette collégienne ordinaire du Maine est devenue le chef de file d’une nouvelle révolte contre l’industrie de la mode et de la beauté, une semaine après l’annonce du magazine Vogue de ne plus employer des modèles de moins de 16 ans et de promouvoir l’image de personnes en bonne santé.

La jeune Julia Bluhm a provoqué un déchaînement médiatique en envoyant aux bureaux new-yorkais de la publication pour ados Seventeen une pétition demandant la fin d’une utilisation excessive de photographies retouchées et la publication mensuelle de clichés de personnes « normales ». Blogueuse depuis un an pour le site Spark (Sexualization Protest, Action, Resistance, Knowledge), qui lutte contre la sexualisation des jeunes filles, elle a soumis son idée aux autres blogueurs du groupe avant de mettre sur pied son projet, détaille le New York Times.

« Ces jolies filles que l’on voit dans ces magazines sont fausses, s’insurge la collégienne, qui a posté sa pétition sur le site Change.org. Dans un magazine dont je suis la cible, je m’attends à voir des filles normales, qui me ressemblent. » Et de relancer le débat sur les conséquences de la promotion d’images altérées sur les adolescentes : « Troubles de l’alimentation, régimes, dépression et baisse de l’estime de soi. »

Une position que partage Lynn Grefe, la présidente de l’Association américaine des troubles du comportement alimentaire. Interrogée par ABC News, elle insiste sur le caractère « vulnérable » des filles de cet âge. « Les publicités ou les photographies dans les magazines ne sont pas la cause directe des troubles alimentaires. Nourrissent-elles ce type de désordre ? L’aident-elles à prendre plus d’importance et dégénérer en maladie chronique ? C’est une évidence », souligne Mme Grefe.

« NATUREL ET FIER DE L’ÊTRE »

En une quinzaine de jours, la pétition de Julia Bluhm a recueilli près de 62 000 signatures, et la collégienne a même été reçue par la rédactrice en chef de Seventeen, Ann Shoket. Au terme de leur rencontre, le magazine a publié le communiqué suivant : « Seventeen promeut l’image des jeunes filles dans leur authenticité. De vraies filles sont mises en avant dans nos pages et aucune autre publication n’accorde autant de place à une telle diversité de taille, de corpulence, de couleur de peau ou d’origine ethnique. »

Une réponse qui ne tarit pas l’envie de Julia Bluhm de poursuivre son combat. « Nous espérons que ce petit pas aboutira à un changement plus grand et encouragera peut-être d’autres magazines à suivre le mouvement [...]. Ça serait vraiment cool. »

D’autant que la jeune femme peut compter sur un certain nombres d’avancées dans ce domaine. De plus en plus de magazines et de grands noms de la mode ou de la beauté ont décidé de clore le chapitre de la retouche extrême, privilégiant le principe du « naturel et fier de l’être », souligne le site américain Salon. C’est notamment la cas du bihebdomadaire allemand Brigitte, fleuron de la presse féminine outre-Rhin, qui avait dès 2010 annoncé qu’il renonçait à employer des mannequins professionnels, préférant laisser la place à ses lectrices « qui ont leur propre identité », expliquait à l’époque son rédacteur en chef, Andreas Lebert.

Une décision surprenante et pas du goût de tous, qui a conduit certains titres, à l’instar de l’édition américaine de Glamour, à solliciter l’avis de leur lectorat à travers un sondage : « Retouche photo : quand est-ce que trop c’est trop ? ». D’après l’enquête, réalisée auprès de 1 000 lectrices, et dont les résultats ont été rendus publics fin février, « seules 43 % des femmes estiment acceptable qu’un magazine retouche ses clichés et tout juste 30 % s’en accommodent dans la publicité. » « Comme vos réactions l’ont clairement indiqué, la retouche a ses limites – ou devrait les avoir. Vous nous avez dit que vous ne souhaitiez plus que des détails comme les cicatrices ou taches de rousseurs soient retirés des clichés, et nous sommes d’accord », a réagi dans la foulée la rédactrice en chef de Glamour US, Cindi Leive.

La lutte contre les retouches touche aussi les marques de beauté, devenant même un argument commercial comme pour le fond de teint Make-Up Forever’s – « Vous regardez la première publicité non retouchée pour du maquillage » annonçait une de leurs publicités. Fin 2011, le gendarme américain de la pub, la National Ad Division, a décidé d’interdire les images retouchées dans les publicités pour les cosmétiques. Au cours des douze derniers mois, au Royaume-Uni, l’Advertising Standards Authority a elle prohibé pour « retouches exessives » les publicités des marques Maybelline et Lancôme, qui mettaient respectivement en scène le mannequin Christy Turlington et l’actrice Julia Roberts.

Aude Lasjaunias – lemonde.fr

1698441_3_f1c9_julia-bluhm-au-centre-et-deux-autres_620884afe90f1f698e0327d3037c4a4f dans Dans la presse

aemf @ 0:56
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« Débat en Allemagne sur la parité hommes/femmes »

Posté le Vendredi 20 avril 2012

Le débat de quota des femmes a été relancé en Allemagne, à l’occasion de la Journée de la Femme. Le Bunestag a débattu sur le sujet le 8 mars suite à la publication, trois jours auparavant, d’une étude de l’OCDE classant l’Allemagne très bas sur l’échelle de l’égalité homme/femme. L’Allemagne est un pays où l’écart de salaire entre les hommes et les femmes est le plus élevé, et le pourcentage des femmes dans les conseils d’administration y est très bas (5%). En réaction à cette étude, Viviane Reding, la comissaire européenne en charge de la justice, a déclaré qu’elle souhaitait l’instauration d’une loi européenne réglementant le nombre de femmes dans les conseils d’administration des grandes entreprises. Kristina Shröder (CDU) ministre de la Famille, s’oppose vivement à cette mesure, et tente tant bien que mal de défendre l’idée d’une autorégulation des entreprises et de quotas flexibles.

« ParisBerlin » d’avril 2012. Merci Aude !

aemf @ 15:23
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Samedi 18 février 2012 …

Posté le Vendredi 24 février 2012

C’est dans une ambiance conviviale que les membres et sympathisants de l’AEMF ont pu découvrir l’association PLAN France samedi 18 février 2012 au cours d’un repas au restaurant « Le Bouchon » à Metz.

Marie-France GENEVRE, correspondante départementale bénévole de PLAN France, nous a présenté cette association humanitaire avec laquelle l’AEMF a noué un partenariat.

En effet, l’AEMF a décidé de soutenir la dernière campagne de PLAN France pour la scolarisation des fillettes au Cameroun (Afrique).

Ainsi que l’a expliqué Florence Lhote, présidente de l’AEMF, il était tout naturel qu’une association dont l’objectif est d’aider les femmes encourage un tel projet. Il s’agit en somme d’unir nos efforts dans une dynamique commune.

Au cours de ce repas de bienfaisance, les personnes présentes ont pu poser des questions et recevoir divers documents et brochures mis à leur disposition. Une contribution pour la campagne était déjà incluse dans le prix total du repas, mais il était également possible de faire un don à l’issue de celui-ci.

Hormis la campagne pour la scolarisation des fillettes au Cameroun, PLAN France mène d’autres combats pour aider les enfants dans le monde.

Pour en savoir plus et savoir de quels moyens vous disposez pour soutenir cette association, rendez-vous sur le site de PLAN France : http://www.planfrance.org/

Aude D., sympathisante de l’AEMF.

 

Samedi 18 février 2012 ... dans Les actions de l'association 1

 

Un grand merci à tous ceux qui étaient présents ce soir-là … grâce à vous, un chèque de cinquante euros a été transmis à Plan France !

Quelques photos de cette belle soirée …

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Ces photos ne sont pas libres de droit, merci de ne pas les prendre sans notre autorisation. – Si vous ne souhaitez pas y apparaître, faites-nous le savoir et votre image sera floutée.Photos : Florence Lhote – Merci à Aude pour le compte-rendu.

A bientôt pour de nouvelles aventures !!

aemf @ 0:58
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Voici un article envoyé par Benoît, sympathisant de l’association … merci Benoit !

Posté le Jeudi 13 octobre 2011

Accusations de sexisme et d’homophobie sur la personne de David Douillet

Dans L’âme du conquérant[], paru en 1998, David Douillet compare la conquête d’une femme à « l’excitation de la chasse » et il soutient que la place des femmes est au foyer.

Cette place subordonnée de la femme découle, selon Douillet, de sa nature, et son rôle est inscrit dans ses gènes : « C’est la mère qui a dans ses gènes, dans son instinct, cette faculté originelle d’élever les enfants ».

Selon lui, Dieu aurait déterminé la nature et la place de la femme dans la société :

« Si Dieu a donné le don de procréation aux femmes, ce n’est pas par hasard. »

Dans le même livre, il écrit : « On dit que je suis misogyne, mais tous les hommes le sont. Sauf les tapettes. »

Source : wikipedia.

 

 

 

En 1998, Douillet estimait que « tous les hommes » sont misogynes, « sauf les tapettes »

Tout le public entré en politique verra ses Mémoires décortiqués. Après l’homme de télévision devenu ministre Frédéric Mitterrand, c’est au tour du judoka entré au Palais-Bourbon David Douillet d’en faire l’expérience. Lorsqu’il publie en 1998 son autobiographie, le tout récent champion olympique toutes catégories est loin de se douter que ses confessions seront minutieusement analysées quelque dix ans plus tard. Grâce au Canard enchaîné, c’est désormais chose faite.

Dans son édition du mercredi 4 novembre, l’hebdomadaire publie quelques-unes des bonnes feuilles de cet opus sobrement intitulé L’Ame du conquérant (Robert Laffont, 1998). Justifiant sur trois pages ce qu’il appelle sa « misogynie rationnelle », le député des Yvelines y dévoile ses projets pour la femme du XXIe siècle. « Pour moi, une femme qui se bat au judo ou dans une autre discipline, ce n’est pas quelque chose de naturel, de valorisant, explique-t-il. Pour l’équilibre des enfants, je pense que la femme est mieux au foyer. »

« C’est la mère qui a dans ses gènes, dans son instinct, cette faculté originelle d’élever des enfants. Si Dieu a donné le don de procréation aux femmes, ce n’est pas par hasard », poursuit-il. « De fait, cette femme-là, quand elle a une activité professionnelle externe, pour des raisons de choix ou de nécessité, elle ne peut plus jouer ce rôle d’accompagnement essentiel. (…) Je considère que ce noyau est déstructuré. Les fondements sur lesquels étaient bâtie l’humanité, l’éducation en particulier, sont en partie ébranlés », ajoute David Douillet, aujourd’hui membre de la commission des affaires culturelles et de l’éducation à l’Assemblée nationale.

Visiblement plus porté sur les affaires « naturelles » que « culturelles », il pare aux critiques : « On dit que je suis misogyne. Mais tous les hommes le sont. Sauf les tapettes ! » La phrase n’était déjà pas passée inaperçue à l’époque, rappelle le Canard. Interrogé sur ce passage à plusieurs reprises après la publication de son ouvrage, David Douillet avait expliqué, pour se défendre, que le terme de « tapette » visait seulement « les hommes qui ne s’assument pas »

Source : lemonde.fr

aemf @ 17:56
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Exposition « Féminin pluriel » et concert surprise à la MDE – 31 mars 2011

Posté le Mercredi 6 avril 2011

On me souffle qu’un Paparazzi s’est inflitré dans la soirée de jeudi 31 mars à la Maison des Etudiants … heureusement, nous avons pu intercepter ses photos à temps ! Voici ce que nous avons trouvé sur sa carte mémoire …

Tout commence à 18 heures. A l’entrée de la MDE, des membres de l’association du SUMMPS (la médecine préventive de l’université de Metz) nous acceuillent avec un jeu d’affirmations à confirmer ou infirmer : les femmes sont-elles les seules victimes de violences ? La femme a-t elle le « gène du ménage » ? Je ne peux pas quitter un homme qui me bat : info ou intox ?

 

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Le tout orchestré par les membres du SUMMPS, très impliqués et dynamiques.

 

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A la clé, des préservatifs féminins et masculins.

 

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Dans la salle, le concert de Maud et Amaury bat son plein autour d’un verre et de quelques amuse-gueule.

 

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Mais un groupe a l’air bien intéressé par quelque chose, au fond de la salle … on s’approche ?

Il s’agit d’une série de photos réalisées par Violaine Higelin, une étudiante de la fac de Metz. Elle a repris l’idée de la publicité américaine « We can do it » des années quarante en faisant poser des femmes dans la même posture.

wecandoit1107x125.jpg La photographe pose à présent avec deux de ses modèles …

 

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… rejointes ensuite par Florence, la présidente de notre association.

 

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… Florence qui acceuille le photographe du Républicain Lorrain pour se faire, elle aussi, tirer le portrait (merci à lui).

 

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Pendant ce temps, Mathieu gère le bar !

 

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Mais continuons la visite. Outre les photographies de Violaine, on peut admirer de vertigineux tableaux et collages de Sarah Vanderblick …

 

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… des oeuvres d’une classe du lycée de monsieur Lhote, à Metz (merci à ces artistes et à leur professeur d’art plastique) …

 

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… ou encore des oeuvres de Matthieu Lhote.

 

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Nos visiteurs les admirent au son du piano et de la voix de Maud et d’Amaury qui reprennent aussi bien « Les filles de l’Aurore » de William Sheller que « An English man in New York » de Sting, en passant par « If I ain’t got you » d’Alicia Keys.

 

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Et on laisse le mot de la fin au SUMMPS …

 

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Merci à tous et à très bientôt !

Ces photos ne sont pas libres de droit. Ne les prenez pas sans notre autorisation. Si vous vous reconnaissez et que vous ne souhaitez pas apparaitre sur ce blog, dites-le nous par commentaire et votre silhouette sera floutée immédiatement.

Photos : Juliette L – AEMF.

aemf @ 21:29
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Surprise !

Posté le Lundi 28 mars 2011

ça y est, le moment est venu d’ouvrir les ficelles de la surprise !

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L’AEMF vous a préparé, derrière les portes de la Maison des Etudiants de Metz, une exposition d’oeuvres féminines.

L’exposition « Féminin Pluriel » regroupera les travaux (peintures, sculptures, photographies,…) d’une dizaine d’artistes d’horizons différents qui revendiquent la revendication militante féministe de l’art. L’art peut il être revendicatif ? Quelle image pour la femme dans l’art ?

Vous êtes tous conviés au vernissage, le jeudi 31 mars dès 18h … il sera accompagné d’un concert surprise !

Et si vous n’êtes pas dispo’ ce soir là, vous pouvez venir admirer l’exposition jusqu’au 6 avril.

Nous vous attendons nombreux.

Contact presse : aemf.contact@laposte.fr. Vous pouvez également rejoindre notre groupe Facebook !

aemf @ 21:37
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